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02/02/2015 : US doing 'anything it can' to rescue female Islamic State hostage, claims Barack Obama

PRESIDENT Barack Obama said today that the US is "doing anything we can" to rescue an American woman being held hostage by the so-called Islamic State terrorist group.

Mr Obama said that both the US and its allies were using all the tools they have available to try to locate the 26-year-old woman.

In excerpts of an TV interview with America's NBC network released today, Mr Obama said: "Obviously this is something that is heart-breaking for the family and we want to make sure we do anything we can to make sure that any American citizen is rescued from this situation."

The woman, who has not been identified over fears for her safety, was captured last year in Syria, according to US officials. Mr Obama said that he has watched videos of hostages being murdered. He vowed that the US would be aggressive in pursuing those who perpetrate such horrific acts.

Three Americans have been beheaded by the militant group: aid worker Peter Kassig and journalists James Foley and Steven Sotloff. British aid workers David Haines and Alan Henning were also executed by the IS militant known as 'Jihadi John'.

Mr Obama's comments come as the wife of a murdered Japanese hostage said that she was devasted by his death – but also "extremely proud" of her spouse. A video appeared online purportedly showing the murder of Kenji Goto, a freelance journalist, on Saturday. His wife, Rinko Jogo released a statement through British-based journalist group the Rory Peck Trust. She said: "I remain extremely proud of my husband, who reported the plight of people in conflict areas like Iraq, Somalia and Syria.

"It was his passion to highlight the effects on ordinary people, especially through the eyes of children, and to inform the rest of us of the tragedies of war." Ms Jogo requested privacy for her family as they deal with their loss, and thanked those who had supported them. Another Japanese hostage, Haruna Yukawa, was also killed by the group.

It is understood that 47-year-old Mr Goto travelled to Syria in October in order to try to secure Mr Yukawa's release after he was seized last summer. Following the killings, Japan's Prime Minister Shinzo Abe vowed that the country would stand firm in the face of terror. He said: "The terrorists are criminals. "We are determined to pursue them and hold them accountable."

Source : alarabiya.net

 
13/01/2015 : Conférence de presse de la Fondation SURGIR : DES FEMMES DANS LA GUERRE

La Fondation SURGIR a organisé une conférence de presse sur le thème « Des Femmes dans la Guerre », qui s'est tenue le 13 janvier 2015 au Club suisse de la Presse à Genève.

D’une actualité brûlante, les récents évènements bouleversant le Moyen-Orient continuent de toucher des populations entières en Syrie et en Irak : des familles, des hommes, des femmes, des enfants. Si ce conflit est régulièrement mis en avant d’un point de vue politique, les victimes et particulièrement les femmes sont trop souvent les grandes oubliées de cette crise.

La Fondation SURGIR, impliquée depuis 2001 dans les questions des violences coutumières faites aux femmes, a décidé de donner la parole à certaines d’entre elles afin qu'elles témoignent de leur vécu en tant que femmes, en tant que mères, dans un environnement de violences extrêmes.
Cette conférence s'est concentrée sur le récit des persécutions subies, des familles déchirées, de leur lieu de vie détruit, de l'impossible avenir, de la soumission pour certaines à des marchandages barbares, ainsi que sur le vécu de situations douloureuses dues à ces affrontements telles que la prostitution, l’incarcération, le viol, la vente de petites filles et le déracinement.

En donnant un espace de parole à ces femmes, nous avons souhaité mettre en lumière le sort terrible qui leur est réservé, en espérant mobiliser les consciences afin de leur apporter une aide dont elles ont grand besoin.

Nous avons entendu le vibrant témoignage d’une femme kurde, de deux chrétiennes irakiennes et d’une syrienne qui, toutes, ont  traversé ces conflits aux conséquences dramatiques, ainsi que l’exposé d’une avocate jordanienne qui a abordé le sujet de la difficile cohabitation entre son peuple et les centaines de milliers de déracinés ayant trouvé refuge dans son pays.

 
10/01/2015 : NIGERIA – YOUNG GIRL SUICIDE BOMBER KILLS 19 PEOPLE IN NE NIGERIA TOWN MARKET

At least 19 people have been killed and several injured by a bomb strapped to a girl reported to be about age 10 in north-eastern Nigeria, police say.
The bomb exploded in a market in the city of Maiduguri, in Borno state.
"The explosive devices were wrapped around her body," a police source told Reuters.No group has said it carried out the attack. The market is reported to have been targeted twice in a week by female bombers late last year. Correspondents say that all the signs point to the militant Islamist Boko Haram group.

They have been fighting to establish an Islamic caliphate in the north-eastern states of Borno, Yobe and Adamawa, which have borne the worst violence in their five year insurgency.
Borno State police spokesman Gideon Jubrin said that the girl bomber let off an improvised explosive device near the area of the Maiduguri market where chickens were sold.
The BBC's Abdulahi Kaura in Lagos says that this will not be the first suicide bombing involving young girls, part of a new militant strategy intended to capitalise on the fact that people in the Muslim-dominated north are less suspicious of women. In other violence reported on Saturday a vehicle in Yobe state exploded at a checkpoint near a police station, killing at least two people.
The blast follows heavy fighting in the Yobe state capital Damaturu on Friday night, with buildings destroyed and civilian casualties reported.

Hundreds of people were killed on Wednesday in an assault by Boko Haram on the town of Baga, following on their seizure of a key military base there on 3 January, Scores of bodies from that attack - described by Amnesty International as possibly the "deadliest massacre" in the history of Boko Haram - are reported to remain strewn in the bush.
District head Baba Abba Hassan said most victims in the Baga attack were children, women or elderly people who were not able to escape when insurgents forced their way into the town by firing rocket-propelled grenades and assault rifles.
Boko Haram has taken control of many towns and villages in north-eastern Nigeria over the past year.The conflict has displaced at least 1.5 million people, while more than 2,000 were killed last year.

 

 

 

 
30/05/2014 : L’Union africaine (UA) a lancé une campagne visant à stopper les mariages forcés ainsi que la discrimination à l’encontre des jeunes filles mineures qui refusent ces mariages.

La pratique consistant à sortir les jeunes filles de l’école et à les envoyer à des maris avant l’âge adulte est à l’origine de nombreuses affections maternelles liées à l’accouchement que rencontrent de nombreuses femmes en Afrique.

Le vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonnen, a officiellement lancé la campagne jeudi à l’ouverture de la réunion ministérielle de 48 heures consacrée aux mesures à prendre pour protéger ces groupes vulnérables.

"Cette campagne peut créer un mouvement qui touche toutes les communautés afin de produire des résultats tangibles", a déclaré le directeur exécutif de l’UNICEF, Martin Mogwanja.

 

Les agences onusiennes insistent sur le fait que les mariages précoces entraînent l’isolement des jeunes filles et une séparation non souhaitée avec leurs familles et leurs amis.

Dans les pires scénarios, les jeunes filles qui s’opposent à de telles pratiques font face à des menaces de mort, notamment par lapidation, quand elles sont accusées de manquer de respect à leurs familles.

"Le mariage précoce est une menace grave. C’est une violation des droits fondamentaux de la fille", a dit Julitta Onabanjo, directrice régionale du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

"Nous ne pouvons laisser les mariages précoces annihiler leur plein potentiel", a-t-elle ajouté.

La campagne de l’UA ciblera 10 pays d’Afrique où les cas de mariages précoces vont de 30 pc à 70 pc.

La campagne a été lancée au moment où les ministres des Affaires sociales ont ouvert leur débat sur un plan qui analyse les défis liés à la famille, notamment la protection des personnes âgées, des personnes handicapées et des jeunes filles vulnérables.

Le plan vise à améliorer les services destinés à toutes les catégories de la société, particulièrement après que la recherche a montré que la pauvreté au sein de la famille motive ses membres à s’engager dans de telles pratiques en guise de compensation.

"Le lancement de la campagne témoigne du fait que les filles de l’Afrique s’expriment et que l’UA les entend", a indiqué Nyaradzayi Gumbonzvanda, ambassadeur de bonne volonté de l’UA pour cette campagne.

Durant cette campagne de deux ans, les agences onusiennes et plusieurs organisations internationales envisagent de contrôler le rythme des progrès accomplis et de demander aux responsables gouvernementaux des comptes pour leur inaction.

"Nous devons travailler au niveau communautaire pour améliorer la prévention", a dit Gumbonzanda, ajoutant, "nous avons besoin d’une réponse urgente pour stopper le mariage de 39.000 jeunes filles tous les jours en leur apportant du soutien et de la protection de toute urgence".

Selon le Commissaire de l’UA chargé des affaires sociales, Mustapha Kalolo, le lancement de cette campagne s’inscrit dans le cadre des efforts des dirigeants africains pour s’assurer que la croissance économique partout bénéficie aux groupes les plus vulnérables.

Source : http://www.temoignages.re/campagne-contre-les-mariages-forces,78553.html

 

 
23/05/2014 : MAROC : FACE AU MARIAGE FORCE ET CONTRAINTE D'ARRETER SES ETUDES, UNE JEUNE FILLE S'EST SUICIDEE

Une jeune Marocaine s'est suicidée vendredi 16 mai après que sa famille l'ait obligé à arrêter ses études et à se plier à un mariage forcé, rapporte l'agence espagnole EFE citant une ONG contre la pédophilie.

Selon Abderrahman Bendiab, coordinateur régional de l'organisation "Touche pas à mon enfant" à Fez-Meknès, la lycéenne de 17 ans s'est donnée la mort la semaine dernière, probablement par pendaison.

La jeune fille aurait souffert de pressions psychologiques "importantes" de sa famille, a expliqué Bendiab, ajoutant que la police avait ouvert une enquête.

Le mariage entre mineurs a touché environ 40.000 jeunes Marocains au cours des dernières années. De telles unions sont permises suivant l'autorisation expresse d'un juge.

Une proposition de loi portée en ce moment devant le Parlement par le Parti du progrès et du socialisme aurait fait passer à 18 ans l'âge minimum. Mais les principaux partis politiques, conservateurs comme progressistes, ont exprimé leur refus.

En mars 2012, le suicide d'une autre jeune fille avait secoué les esprits. Contrainte d'épouser son violeur, Amina Fillali avait ingurgité de la mort aux rats. L'article 475 du Code pénal marocain, qui permettait aux violeurs d'éviter la prison s'ils épousaient leur victime, a été abrogé en janvier 2014.

Si elles ne sont pas nécessairement utilisées, des lois similaires sont toujours en vigueur en Algérie et en Tunisie.

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2014/05/20/maroc-fille-suicide_n_5358989.html?

 
29/04/2014 : Nigéria : Les lycéenes enlevées mariées de force à l'étranger ?

Les parents des lycéennes de 12 à 17 ans enlevées par les islamistes de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria dénonçaient mardi l'échec des autorités à leur venir en aide, s'inquiétant des informations évoquant le mariage forcé de leurs filles dans des pays frontaliers.

L'enlèvement de masse d'entre 100 et 200 jeunes filles de 12 à 17 ans à Chibok, dans l'Etat de Borno, le soir du 14 avril, constitue une des attaques qui a le plus bouleversé l'opinion publique depuis le début de l'insurrection islamiste, qui a fait des milliers de morts en cinq ans.
Enoch Mark, dont la fille et les deux nièces font partie des victimes, considère que le gouvernement "fait preuve d'indifférence face à ce désastre monumental".

L'épouse de M. Mark, atteinte d'hypertension, "dort deux heures par jour et reste assise, la plupart du temps, à penser à sa fille", confie l'homme, désemparé, à l'AFP. Les familles sont d'autant plus angoissées que selon certaines informations qui circulent à Chibok, les victimes pourraient avoir été emmenées dans les pays frontaliers, pour y être mariées de force.
"Selon les informations reçues hier (lundi) de la frontière camerounaise, nos jeunes filles enlevées ont été emmenées au Tchad et au Cameroun où elles ont été mariées à des membres de Boko Haram pour 2.000 nairas (10 euros)", a affirmé à l'AFP Pogu Bitrus, le chef du conseil des anciens de Chibok. Ces informations n'ont pu être confirmées, pour l'instant, par des sources sécuritaires.

Source : Belga 29 avril 2014

 
12/04/2014 : Nigeria : Une jeune de 14 ans empoisonne son mari et trois de ses amis

Une jeune fille originaire de l’Etat de Kano, au nord du Nigeria, a avoué avoir mis du poison dans la nourriture de l’homme qu’elle avait été forcée d’épouser, tuant par la même occasion trois autres personnes.

Le mariage forcé des enfants est une pratique commune au Nigeria, particulièrement dans le nord musulman. Mais il est surtout une pratique sujette à controverses, qui propulse souvent les jeunes mariées dans un grand désarroi.
Ainsi, la semaine dernière, quand Wasilu Umar, jeune Nigériane originaire de l’Etat de Kano, au nord du pays, est contrainte par son père d’épouser un homme de 35 ans, elle se trouve à son tour désespérée par la situation. Les jours qui suivent la cérémonie, elle tente de trouver un moyen pour se libérer elle-même de cette union qu’elle ne veut pas.
Profitant d’un repas auquel son nouveau mari avait convié une douzaine d’amis à célébrer son mariage, l’adolescente de 14 ans, prend des mesures drastiques, en glissant de la mort aux rats dans la nourriture. Mais le poison va non seulement tuer son nouvel époux, mais aussi trois autres personnes qui partageaient le repas, selon l’agence Associated Press. Dix autres convives ont par ailleurs été emmenés à l’hôpital.
L’adolescente n’a pas tardé à reconnaître son crime, avouant à la police avoir tué ce mari qui avait plus du double de son âge. « La suspecte a confessé son crime, justifiant les meurtres par le motif qu’elle avait été forcée à se marier avec un homme plus vieux dont elle ne voulait pas », a ainsi expliqué la police à l’agence AP.
La jeune fille devrait être inculpée pour homicides par empoisonnement.

Source : www.afrik.com

 
24/01/2014 : Inde : viol collectif sur ordre du conseil du village

Une jeune femme de 20 ans a été agressée sexuellement par treize personnes. Il s'agissait d'une punition, décidée par les aînés, parce que la victime avait eu une liaison avec un jeune homme d'une autre communauté.

Treize hommes dont le chef du village ont été arrêtés pour cette agression survenue mardi soir dans le village de Subalpur, au Bengale occidental (est).

La jeune femme avait été surprise avec un homme d'une autre communauté, a annoncé la police jeudi. Le conseil de village avait initialement imposé une amende de 25'000 roupies (300 euros) pour cette relation interdite, mais les parents de la jeune femme ont dit être incapables de la payer.

«La jeune fille a été victime d'un viol en réunion pour une relation amoureuse avec un jeune d'une autre communauté et pour n'avoir pu payer l'amende imposée par le conseil de village», a expliqué à l'AFP le responsable policier du district, M. Sudhakar.

La jeune femme, hospitalisée, a confirmé l'agression à des journalistes: «ils m'ont violée (..), ils avaient tous l'âge de mon père».

Prétendues fautes morales

Les conseils de village, composés des habitants les plus âgés, exercent une influence importante sur la vie sociale dans les régions rurales, en particulier dans le nord de l'Inde, imposant fréquemment des diktats pour de supposées fautes morales.

«Le chef de village a convoqué une réunion en urgence mardi sur la place du village à laquelle la fille et son amant ont été convoqués», a dit le policier. «La jeune fille et son amoureux ont été attachés à deux arbres différents et condamnés à une amende de 25'000 roupies chacun pour avoir eu une liaison».

«Les parents de la jeune fille étaient aussi présents à cette réunion et ont dit être dans l'incapacité de payer, aussi le chef du conseil de village a ordonné en punition qu'elle soit violée par les habitants», a-t-il ajouté.

Gouffre entre constitution et société

Le jeune homme a été libéré après avoir promis de payer l'amende d'ici une semaine.

Les agresseurs présumés ont comparu jeudi soir devant un tribunal qui a refusé de les remettre en liberté. Cette agression braque à nouveau les projecteurs sur les violences sexuelles subies par les femmes en Inde, un an après le viol en réunion à New Delhi d'une étudiante, morte de ses blessures.

La classe politique indienne a dénoncé cette nouvelle agression, qualifiée «d'inhumaine et de totalement scandaleuse», certains députés demandant la condamnation à mort des agresseurs.

Plusieurs défenseurs des droits des femmes ont fustigé l'influence de ces conseils de villages.

«Ce cas dans le Bengale occidental montre le gouffre subsistant entre notre constitution et notre société», a estimé Kavita Krishnan, secrétaire de l'association All India Progressive Women's Association.

Crimes sexuels en hausse

«Une telle mentalité n'existe pas seulement dans des contrées rurales reculées mais également dans le métro de Delhi. Les racines sont ancrées profondément dans notre société et notre caste», ajoute-t-elle.

En dépit d'un durcissement des lois et d'efforts pour modifier les comportements envers les femmes dans une société profondément patriarcale, le nombre de crimes sexuels continue d'augmenter en Inde.

(afp)

 
19/01/2014 : Plus de 140 millions de filles subiront un mariage forcé avant d'avoir 18 ans

Les traditions et le manque de protection légale obligeront des dizaines de millions de fillettes à travers le monde à se marier avant d'avoir atteint 18 ans, augmentant ainsi leur risque d'être victimes de violence, de pauvreté et de mauvais traitements, selon un organisme international de défense des droits de l'homme.

Citant des chiffres fournis par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Égalité Maintenant estime dans un rapport publié durant la fin de semaine que plus de 140 millions de filles devront se marier avant leur 18e anniversaire au cours de la prochaine décennie.

D'après le document, lorsqu'une jeune fille devient épouse et mère avant d'être adulte, le cercle vicieux de la pauvreté, des problèmes de santé, des études écourtées, de la violence et de l'instabilité risque de se répéter à la génération suivante, surtout si elle donne naissance à des filles.

Le rapport de 32 pages note aussi qu'en dépit des lois établissant un âge minimum pour le mariage dans plusieurs pays, les normes sociales continuent de fournir une certaine légitimité au mariage précoce dans les villages reculés et même dans certains pays développés.

Un mariage est considéré comme précoce lorsque les époux ont moins de 18 ans.

Selon Égalité Maintenant, cette pratique justifie les violations des droits de l'homme et les agressions contre les filles au nom de la culture, de l'honneur, de la tradition ou de la religion.

Le rapport donne des exemples de mariages précoces survenus notamment en Afghanistan, au Cameroun, au Guatemala, en Inde, en Jordanie, au Kenya, au Malawi et au Mali.

Lorsque les filles sont mariées à des hommes plus âgés, c'est souvent pour laver ou maintenir l'honneur familial, régler une dette paternelle ou permettre à leurs proches d'obtenir un gain financier. Une fille mariée est vue comme une bouche de moins à nourrir, et la dot permet à la famille de survivre.

Dans certains pays, les familles encouragent le mariage précoce pour empêcher les filles d'avoir des relations sexuelles avant d'avoir convolé et pour protéger l'honneur familial, indique le document.

L'UNFPA affirme que le Niger, en Afrique, est l'endroit où le taux de mariages précoces est le plus élevé au monde, 75 % des Nigérianes étant mariées avant l'âge de 18 ans et un tiers avant l'âge de 15 ans.

 

D'après le document, lorsqu'une jeune fille devient épouse et mère avant d'être adulte, le cercle vicieux de la pauvreté, des problèmes de santé, des études écourtées, de la violence et de l'instabilité risque de se répéter à la génération suivante, surtout si elle donne naissance à des filles.

Le rapport de 32 pages note aussi qu'en dépit des lois établissant un âge minimum pour le mariage dans plusieurs pays, les normes sociales continuent de fournir une certaine légitimité au mariage précoce dans les villages reculés et même dans certains pays développés.

Un mariage est considéré comme précoce lorsque les époux ont moins de 18 ans.

Selon Égalité Maintenant, cette pratique justifie les violations des droits de l'homme et les agressions contre les filles au nom de la culture, de l'honneur, de la tradition ou de la religion.

Le rapport donne des exemples de mariages précoces survenus notamment en Afghanistan, au Cameroun, au Guatemala, en Inde, en Jordanie, au Kenya, au Malawi et au Mali.

Lorsque les filles sont mariées à des hommes plus âgés, c'est souvent pour laver ou maintenir l'honneur familial, régler une dette paternelle ou permettre à leurs proches d'obtenir un gain financier. Une fille mariée est vue comme une bouche de moins à nourrir, et la dot permet à la famille de survivre.

Dans certains pays, les familles encouragent le mariage précoce pour empêcher les filles d'avoir des relations sexuelles avant d'avoir convolé et pour protéger l'honneur familial, indique le document.

L'UNFPA affirme que le Niger, en Afrique, est l'endroit où le taux de mariages précoces est le plus élevé au monde, 75 % des Nigérianes étant mariées avant l'âge de 18 ans et un tiers avant l'âge de 15 ans.

 

 

 
19/01/2014 : Mariages forcés en Suède

Le gouvernement suédois a annoncé dimanche qu'il proposait une loi pour punir d'une peine de prison allant jusqu'à quatre ans les organisateurs de mariages forcés, y compris à l'étranger.

Le ministère de la Justice a indiqué dans un communiqué qu'il allait saisir «sous peu» le Conseil législatif, une instance qui examine la constitutionnalité des lois, en vue de créer «un nouveau délit: obliger à se marier».

«J'espère vraiment que nous obtiendrons un large soutien du Parlement, et j'y crois», a affirmé la ministre de la Justice, Beatrice Ask, à l'agence de presse suédoise TT.

L'annonce a été faite après une cérémonie marquant le 12e anniversaire du meurtre de Fadime Sahindal, une jeune Turque de 26 ans abattue par son père parce qu'elle refusait un mariage arrangé.

Le gouvernement veut interdire non seulement le fait d'organiser un mariage contre la volonté d'un des deux époux, mais aussi d'en préparer un ou d'exercer une pression sur une personne pour qu'elle se marie.

«Il ne sera par ailleurs pas possible de contourner la loi suédoise en organisant un mariage forcé à l'étranger», a souligné le ministère.

«Le délit de contraindre au mariage qui serait commis par une personne ayant des liens avec la Suède pourra donner lieu à des poursuites ici, même s'il n'est pas punissable dans le pays où il a eu lieu», a-t-il ajouté.

Le meurtre de Fadime Sahindal avait provoqué en Suède une prise de conscience quant au danger encouru par les jeunes filles immigrées, en particulier musulmanes, qui s'opposent aux projets de leur famille.

D'après une étude de la Direction de la jeunesse en 2009, 70 000 Suédois de moins de 25 ans, en très grande majorité issus de l'immigration, ont une famille qui limite le choix de leur futur conjoint.

 

Agence France-Presse
STOCKHOLM

 

 
29/12/2013 : Jordanie : condamnés à mort pour avoir tué leur soeur dans un "crime d'honneur"

C'est une sentence extrêmement rare pour un "crime d'honneur" en Jordanie. Deux hommes ont été condamnés à mort pour avoir tué leur sœur pour "nettoyer l'honneur de la famille"

Deux Jordaniens ont été condamnés à la peine capitale pour avoir assassiné leur sœur. Une sanction extrêmement rare lorsqu'il s'agit d'un "crime d'honneur". Les deux hommes, âgés de 23 et 20 ans, avaient tué leur soeur pour "nettoyer l'honneur de la famille". « Ils ont emmené leur soeur, elle aussi âgée d'une vingtaine d'années, dans le jardin de leur maison et l'ont étranglée en juin 2013 » à Zarqa, une ville au nord-est d'Amman, a rapporté un responsable judiciaire.

Ils ont reconnus avoir tué leur soeur, qui travaillait dans une école maternelle, après l'avoir soupçonnée de s'être mal comportée", a-t-il ajouté, sans plus de détails. "Ils ont affirmé qu'ils voulaient nettoyer l'honneur de la famille". Les meurtres sont passibles de la peine de mort en Jordanie, mais cette sanction est rarement appliquée dans le cas des "crimes d'honneur".

"Pour la première fois depuis plusieurs années, la famille de la victime a refusé de demander la clémence aux juges, réclamant la peine maximale", a expliqué un autre responsable judiciaire. En Jordanie, entre 15 à 20 femmes sont tuées chaque année par des membres de leur famille qui invoquent des raisons d'"honneur" -notamment des relations sexuelles avant ou hors mariage-, selon les autorités. Selon une étude de l'université britannique de Cambridge, un tiers des adolescents jordaniens jugent que ces crimes sont "justifiés".

 
25/11/2013 : Banaz : un crime d'honneur

"Banaz : un crime d'honneur", Emmy Award du meilleur documentaire international 2013, relate l'histoire de Banaz Mahmod, une jeune britannique d'origine kurde, tuée par les membres de sa propre famille, et la traque acharnée de ces derniers par la police.

En 2006, une jeune Anglaise d'origine kurde, Banaz Mahmod, est assassinée par sa famille pour avoir voulu maîtriser son destin. Sa relation amoureuse avec un homme qu'elle avait choisi malgré sa famille mettait sa vie en danger et elle le savait. Elle en témoignait peu avant sa mort dans une vidéo où elle exprimait sa crainte d'être victime d'un meurtre organisé par son père et son oncle.

Cette affaire n'aurait sans doute jamais abouti devant un tribunal sans l'obstination de l'inspecteur-chef Caroline Goode, de Scotland Yard. Décidée à ne pas laisser ce crime impuni, elle a retrouvé le corps de la jeune femme et poursuivi ses meurtriers jusqu'en Irak. La soeur de Banaz, Bekhal, a quant à elle fait preuve d'un incroyable courage en témoignant contre sa famille et sa communauté. En refusant que sa soeur disparaisse purement et simplement de la surface de la terre, elle s'est condamnée à vivre désormais cachée pour sa propre sécurité. La soeur aimante et la policière obstinée ont gagné la partie : Banaz, que les siens voulaient voir disparaître dans le silence, est devenue un symbole de ces crimes dits "d'honneur" dont des milliers de femmes sont victimes chaque année.

En 2006, une jeune Anglaise d'origine kurde, Banaz Mahmod, est assassinée par sa famille pour avoir voulu maîtriser son destin. Sa relation amoureuse avec un homme qu'elle avait choisi malgré sa famille mettait sa vie en danger et elle le savait. Elle en témoignait peu avant sa mort dans une vidéo où elle exprimait sa crainte d'être victime d'un meurtre organisé par son père et son oncle.

Cette affaire n'aurait sans doute jamais abouti devant un tribunal sans l'obstination de l'inspecteur-chef Caroline Goode, de Scotland Yard. Décidée à ne pas laisser ce crime impuni, elle a retrouvé le corps de la jeune femme et poursuivi ses meurtriers jusqu'en Irak. La soeur de Banaz, Bekhal, a quant à elle fait preuve d'un incroyable courage en témoignant contre sa famille et sa communauté. En refusant que sa soeur disparaisse purement et simplement de la surface de la terre, elle s'est condamnée à vivre désormais cachée pour sa propre sécurité. La soeur aimante et la policière obstinée ont gagné la partie: Banaz, que les siens voulaient voir disparaître dans le silence, est devenue un symbole de ces crimes dits "d'honneur" dont des milliers de femmes sont victimes chaque année.

 
15/11/2013 : Bébés : la Chine relaxe sa politique

La Chine va assouplir sa politique de l’enfant unique, qui limitait les couples à un seul enfant pour contrôler les naissances. Selon l’agence officielle Xinhua, les couples dont seul un membre est enfant unique seront autorisés à avoir deux enfants. La politique de l’enfant unique avait été mise en place en 1979. Cette reforme a été annoncée quatre jours après la fin d’une importante réunion du parti communiste chinois.

La politique de l'enfant unique a donné lieu à une mise en oeuvre parfois brutale, les autorités usant d'amendes mais aussi de stérilisations forcées et imposant même des avortements à des femmes dont la grossesse était très avancée.

Déséquilibre

Les détracteurs de la loi estiment que cette politique démographique a contribué à creuser le déséquilibre hommes-femmes dans la population chinoise, car les avortements décidés par des femmes enceintes d'une fille sont fréquents. Environ 118 garçons pour 100 filles sont ainsi nés en 2012. De haut responsables de l'état civil avaient par ailleurs averti plus tôt cette année des dangers d'un vieillissement de la société chinoise, indiquant que la population en âge de travailler avait commencé à se réduire en 2012 pour la première fois depuis plusieurs décennies. "La politique des naissances sera ajustée et améliorée progressivement pour promouvoir “l'accroissement équilibré à long terme de la population de la Chine", a rapporté Xinhua. La Chine compte à ce jour plus d’1,3 milliards d’habitants, le pays le peuplé au monde devant l’Inde (1,2 milliards d’habitants) et les Etats-Unis (318 millions).

Abolition des camps

La réunion du parti communiste a également débouché sur l’annonce de l’abolition des “camps de rééducation par le travail”. Le réseau de camps, créé il y a 50 ans, abrite des milliers de personnes. Chacun pouvait être envoyé dans ces camps sur simple décision de police, sans procès. Le système, très impopulaire, est utilisé par la police contre les délinquants, mais aussi par les autorités locales contre tout contestataire dont elles veulent se débarrasser. Cette décision "fait partie des efforts pour améliorer les droits de l'homme et les pratiques judiciaires" dans le pays, a précisé Xinhua. Pékin s’est engagé également à réduire "par étapes" le nombre de crimes passibles de la peine de mort.

 

 
23/10/2013 : Yémen : un père immole sa fille par le feu

Un père de famille au Yémen a immolé par le feu sa fille de 15 ans, qu'il soupçonnait d'avoir des contacts avec son fiancé, a annoncé aujourd'hui la police yéménite.

 

L'homme de 35 ans a tué sa fille "en la brûlant vive, sous prétexte qu'elle avait eu des contacts avec son fiancé", a ajouté la police sur son site internet, précisant que le meurtre a eu lieu à Chabaa, un village de la province de Taëz, dans le centre du Yémen.

La dépouille de la fille a été transportée à l'hôpital et le père devrait être poursuivi en justice, selon la police.

Ce meurtre témoigne du poids de la tradition au Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique, éclaboussé par les affaires de mariage des mineures, une pratique patriarcale courante dans une société à structure tribale.

 
24/09/2013 : Les Amants maudits de l'Inde - Documentaire

Ils trouvent dans l’enseignement supérieur l’opportunité de faire des rencontres différentes de leur milieu d’origine. Ces jeunes Indiens éduqués aspirent à vivre selon leur cœur. Un choix aux conséquences dramatiques, et parfois même mortelles.

Dans l’amphithéâtre d’une université de New Delhi, un homme tempête à la tribune : « Au nom de tous les gens qui croient à l’amour dans le pays, nous ne laisserons pas s’effacer la mémoire de Niru et de tous les autres qui continuent de payer de leur vie leur foi en l’amour. » Etudiante de 22 ans, Nirupama a été étouffée par ses parents en 2009. Son crime ? Etre tombée amoureuse d’un garçon que les siens refusaient d’accepter comme gendre. « C’est notre devoir à tous de lutter contre ça. Nous devons tous avoir le droit de choisir notre vie », assure le fiancé de la disparue. Se mettre en tête d’épouser un partenaire d’une caste ou d’une religion différentes contre l’avis de sa famille, c’est s’exposer à de terribles représailles. Chaque année en Inde, les crimes d’honneur feraient ainsi un millier de victimes. Des crimes qui demeurent généralement impunis car non reconnus par la loi indienne. Contraints de fuir pour vivre leur amour, plus de deux mille jeunes couples ont trouvé refuge en deux ans dans la maisonnette de 10 m2 que met à leur disposition à New Delhi un groupe de volontaires. C’est dans cet abri de fortune qu’une poignée d’amoureux comme Kartik (hindou) et Ashia (musulmane), Bhaskhar et Puja (tous deux hindous, mais de castes différentes), ou encore Sapna (hindoue) et Maazar (musulman) peuvent souffler un peu. « Nous ne faisons rien de mal ; nous ne faisons que nous battre pour nos droits », explique Kartik. Résolus à s’engager l’un envers l’autre, Kartik et Ashia se rendent dans le seul temple en Inde où l’on accepte de marier ces « amants maudits ». Comme ces deux jeunes gens, une dizaine de couples reniés par leur famille s’y disent « oui » tous les jours.

 

Séquestrée et maltraitée pendant deux ans par ses parents, puis mariée de force à un paysan du Rajasthan, Sapna a pris la fuite pour retrouver Maazar, celui qui fait battre son cœur. Après quatre mois passés au refuge de New Delhi, elle a accepté de le rejoindre à Baroda, sa ville natale du Gujurat. Pour avoir déshonoré les siens, Sapna est une jeune femme traquée : « Ces trois dernières années, j’ai été traitée comme un animal et partout où j’ai demandé de l’aide, raconte-t-elle, que ce soit auprès du gouvernement ou de la police, personne ne m’a écoutée. » Depuis qu’il a noué une relation amoureuse avec Puja, Bashkar, désavoué par une partie de sa famille, a perdu son emploi dans une grande banque indienne. Pour tenter d’arracher le pardon de son père, il emmène Puja à Bombay. La rencontre entre les deux hommes laisse augurer d’un possible pour le couple : « Nous avons été très en colère, mais combien de temps pouvons-nous tenir comme cela ?, interroge son père. Je n’ai qu’un seul fils et je me suis dit qu’il fallait assumer, qu’il fallait l’aimer quoi qu’il ait fait. Tout cela parce que ces mariages entre castes différentes, c’est mal vu. On ne fait pas ça, c’est tout. […] Mais là, cela va trop loin, on en est à prendre des vies. Certains sont prêts à tuer pour ça, à tuer le garçon et la fille.» Les familles qui n’ont pas renié leur enfant sont menacées, parfois même mises au ban de leur communauté. Affolés par le mauvais exemple donné par un fils, de nombreux pères empêchent désormais leur fille de poursuivre des études supérieures. Pourtant, rappelle une étudiante, considérée comme une paria par les siens : « Aimer n’est pas un crime… »    Christine Guillemeau

Sources : France 5 & Vous

 
19/09/2013 : Crime d'honneur en Inde : un couple sauvagement tué par la famille de la jeune femme

Un jeune couple qui s'est enfui de son village avant d'y retourner pour demander la permission de se marier a été assassiné mercredi soir par la famille de la jeune femme dans la nuit de mercredi dans l'Etat de l'Haryana (nord) en Inde, a annoncé jeudi un haut responsable de la police.

"La fille a été lynchée, et que son amant a été décapité par les membres de la famille de la fille quelques heures après qu'ils furent retournés dans leur village du district de Rohtak, espérant que leurs familles les autorisent enfin à se marier. Quatre personnes, dont le père, l'oncle et deux autres membres de famille de la fille, ont été arrêtés pour le crime", a indiqué le responsable de la police.

Le couple -- Nidhi Barak, 20 ans, et son amant de 23 ans Dharmendra Barak -- a fui mardi vers la capitale indienne avant de revenir à son village de Gharnavati pour demander une permission de mariage.

Une enquête sur l'incident a été ouverte, a ajouté la source policière.

Les crimes d'honneur sont fréquents dans le nord de l'Inde, où des parents tuent souvent leurs enfants qui cherchent à se marier avec une personne provenant d'une caste différente. Fin

Source: Agence de presse Xinhua

 
16/09/2013 : Pakistan: trois femmes tuées pour «crime d'honneur»

Une femme accusée d'avoir fui son époux pour se remarier, ainsi que sa tante et une cousine l'ayant aidée, ont été abattues par des membres de leur propre famille dans un village conservateur.

Ce nouveau crime d'honneur est survenu à Jawaki, un village situé entre les villes de Peshawar et Kohat, dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière afghane.

La jeune femme de 22 ans, originaire de Karachi (sud), s'était mariée il y a deux ans avec un commerçant du village avant de rentrer chez elle au printemps dernier avec l'aide d'une tante et d'une cousine, selon un haut responsable local.

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13/09/2013 : La nuit de noces fatale d'une fillette émeut l'UE

La représentante de l'UE pour la diplomatie, Catherine Ashton, a appelé vendredi le Yémen à interdire les mariages d'enfants après des informations sur la mort d'une fillette de huit ans violée par son «époux» de 40 ans.

Selon le Centre yéménite pour les droits de l'homme, l'enfant, Rawan, est décédée d'une hémorragie interne dans une chambre d'hôtel de la ville de Al Hardh, des suites de son viol, sous couvert de nuit de noces, par un quadragénaire saoudien, auquel son beau-père l'avait cédée.

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16/07/2013 : Mariages forcés en Suisse: durcissement de la législation

Depuis le 1er juillet, une personne qui force quelqu'un à se marier risque jusqu'à cinq ans de prison. Le nouveau texte de loi est également applicable si l'union a été conclue à l'étranger.

Les mariages forcés sont désormais punis plus sévèrement en Suisse. Le Conseil fédéral vient de serrer la vis en la matière. Ce changement de législation au 1er juillet tombe à pic, les vacances d'été étant propices à ce genre d'unions arrangées en usage dans certaines cultures.

Lire la suite de l'article sur arcinfo.ch

 
20/06/2013 : Jordanie : un tiers des ados croient que les crimes d'honneur sont justifiés (sondage)

Selon une étude de l'Université de Cambridge publiée en 2012, "91% des crimes d'honneur dans le monde sont commis par des musulmans. Même si ces crimes sont ancrés dans d'anciennes coutumes tribales, selon ce qu'indique cette étude, il n'en reste pas moins que ces coutumes ont été codifiées dans la charia."

 En Jordanie, entre 15 à 20 femmes sont tuées chaque année par des membres de leur famille qui invoquent des raisons d'"honneur" -notamment des relations sexuelles avant ou hors mariage-, selon les autorités. Le meurtre est sanctionné par la peine de mort dans le royaume mais dans les crimes dits d'"honneur", les tribunaux font souvent preuve de clémence.

"Quasiment la moitié des garçons et une fille sur cinq pensent que tuer une fille, une soeur ou une épouse qui a 'déshonoré' ou fait honte à la famille est justifié", note cette étude menée auprès de 856 élèves jordaniens de 15 ans résidant dans la capitale Amman. "Un tiers des adolescents interrogés défendent le meurtre dans le cadre du crime d'honneur", ajoute-t-elle. "Les garçons sont deux fois plus enclins à justifier ces crimes que les filles (46,1% des garçons et 22,1% des filles)".La différence se fait également en terme de niveau d'éducation: 61% des adolescents venant de familles ayant un niveau scolaire bas justifient ces "crimes d'honneur", alors qu'ils ne sont plus que 21,1% dans les foyers dont un membre au moins à un diplôme universitaire.

Les chercheurs soulignent toutefois que les résultats "ne sont pas liés" à la confession et à la pratique religieuse. "Les garçons venant de familles traditionalistes ayant un faible niveau d'éducation soutiennent plus les crimes d'honneur, mais nous avons aussi noté qu'une minorité de filles, (issues de familles) ayant un haut niveau d'étude et même parfois laïques, jugeait le crime d'honneur comme un acte moralement correct", a noté Manuel Eisner, l'enseignant qui a mené cette étude avec son étudiante Lana Ghuneim. "Cela suggère qu'il existe un soutien persistant à la tradition", a-t-il ajouté.

Source : L'Orient-le-jour, 20 juin 2013

Rédigé le 20/06/2013 dans Crimes d'honneur, Femmes/Féminisme, International, Sondages/Statistiques

 
11/04/2013 : Domestiques malgaches traitées comme des esclaves dans les pays du Golfe

Les maltraitances subies par ces femmes qui croyaient partir pour l'Eldorado et qui rentrent anéanties par les violences physiques et sexuelles sont dénoncées par la fondatrice du Comité contre l'esclavage moderne, Madame Dominique Torrès.

Ecouter les émissions (1ère partie) et (2ème partie).

 

 
30/03/2013 : Une conférence inédite s'est tenue au Moyen-orient sur la situation des femmes suite aux révolutions arabes.

Près d'une centaine de militantes de différentes générations, du Maghreb et du Moyen-orient, se sont réunies trois jours durant fin mars à Amman en Jordanie pour faire le point.

 

 «Femmes dans les sociétés en transition : défis et priorités»

Amman (Jordanie) les 26, 27 et 28 mars 2013

 

Malgré le rôle de premier plan joué par les femmes lors des révolutions qui secouent le monde arabe depuis l'étincelle tunisienne de décembre 2010, les sociétés patriarcales de ces pays résistent à leur accorder une meilleure place et davantage de droits. L'arrivée au pouvoir dans certains de ces pays de gouvernements d'inspiration islamiste (exemple l'Egypte), s'est accompagnée au contraire d'une régression générale de leurs droits et de leur place dans la vie publique.

Les femmes luttent dans un cadre national et bien peu de liens unissent ces militantes réparties dans les différents pays du Maghreb et du Moyen-orient. Pourtant, l'histoire a montré l'importance des échanges et des rencontres pour enrichir les savoirs et renforcer les luttes par des liens de solidarité. Constatant l'absence d'un espace de discussion pour faire entendre les voix des femmes engagées dans cette région, la fondation SURGIR a pris l'initiative de mettre sur pied, avec l'organisation partenaire jordanienne de longue date SIGI/Jordanie, un projet de conférence qui leur serait dédié.

C'est ainsi que trois jours durant, ces femmes ont bénéficié d'une opportunité exceptionnelle de débattre autour des défis actuels et des stratégies à adopter pour le futur.

Dès son ouverture, la conférence a pris une tournure historique avec le rassemblement d'une soixantaine de militantes aux profils très divers issues de toute la région. Ainsi, et de façon inédite, cet événement fut l'occasion de réunir autant des militantes historiques que de jeunes militantes ayant découvert très récemment l'engagement civique en descendant dans la rue.

 

Déroulement de la conférence :

 

1ère journée :

La conférence s'est ouverte avec différentes allocutions, en premier lieu de la part de Madame Asma Khader, présidente de SIGI/J, suivie de l'intervention d'un membre du Conseil de fondation de SURGIR.

Pour illustrer le thème de la conférence, le film «Because our Cause is Just» (Parce que notre cause est juste) a été visionné.

Le reste de la journée fut consacré aux exposés sur les différents pays représentés : Maroc, Tunisie, Libye, Égypte, Irak, Yémen, Syrie, Bahreïn, Koweït, Jordanie, Palestine et Liban.

 

2ème journée :

Au début de la journée, un projet de déclaration de principe a été distribué et quatre groupes de travail ont été formés pour en étudier les aspects légaux, institutionnels, politiques et économiques. Les idées de chacun de ces groupes de travail ont ensuite été présentées devant l'assemblée.

Afin de perpétuer la dynamique créée par cette conférence, l'assemblée a décidé de fonder un forum, le Forum des Femmes des Pays Arabes. Il est prévu que celui-ci soit formé d'un comité directeur composé de 5 femmes (Yémen, Syrie, Liban, Libye et Égypte). Avec l'aide des membres du forum, elles seront chargées de rassembler les informations relatives à la situation des femmes dans chacun des pays. Le comité directeur a pour autre tâche de définir un projet à mettre en œuvre collectivement. Le secrétariat sera hebergé la première année par l'association organisatrice de la conférence, SIGI/J. Il est également prévu d'organiser une conférence annuelle du Forum, alternativement dans chacun des pays participants.

La fin de la journée a été marquée par la diffusion et la reprise en chœur de la chanson One Woman écrite pour ONU Femmes et emblème de La Journée Internationale de la Femme du 8 mars 2013.

 

3ème journée :

La journée a été consacrée aux débats sur les amendements à apporter à la déclaration de principes.

La lecture d'un poème écrit par trois femmes au début des révolutions en Tunisie et en Libye a clos cette conférence sur une note d'émotion poignante.

 

Lire également l'article intitulé "Les fleurs fanées du Printemps arabe" paru dans Le Temps du 13 avril 2013.

 

 
29/01/2013 : Suède : Un adolescent condamné à 8 ans pour crime d'honneur

Un adolescent suédois de 17 ans a été condamné aujourd’hui, mardi 29 janvier, a huit ans de prison pour crime d’honneur.

Lire la suite de l'article sur le site de melty.fr

 

 
30/12/2012 : Allemagne: attaquée à l'acide sulfurique

Une jeune femme d'origine turque a été grièvement blessée à Hilden (ouest de l'Allemagne) après avoir été victime d'une attaque à l'acide sulfurique. La jeune femme, âgée de 20 ans, avait ouvert la porte de son domicile samedi matin quand un inconnu l'a aspergée avec un liquide contenu dans une boîte de conserve, a expliqué la police de Mettmann.

Lire la suite de l'article.

 

 
20/12/2012 : Le père et la mère de Sadia reconnus coupables d'assassinat, 25 ans et 15 ans de prison

25 ans de prison pour Mahmood Sheikh Tariq, 15 ans Parveen Zahida: les peines sont tombées au procès bis de l'assassinat de la jeune Sadia Sheikh, après le verdict intervenu mercredi soir peu avant minuit aux assises de Namur.

Le jury a déclaré coupables les parents de Sadia Sheikh, en tant qu'auteurs ou co-auteurs de l'assassinat de leur fille avec la circonstance aggravante qu'il s'agissait bien d'un crime de haine. Le père a de plus été reconnu coupable de tentative de mariage forcé.

Lire la suite de l'article sur le site de rtl-info.be

 

 
17/12/2012 : Un Belge condamné à 8 ans en Angleterre pour une "attaque d'honneur"

Un Belge a été condamné au début de la semaine à huit ans de prison par un tribunal anglais pour avoir mené en décembre 2010 une "attaque d'honneur" à Luton, sur un homme qui entretenait une relation avec une femme de la famille du suspect.

Lire la suite de l'article sur le site de rtl-info.be

 

 
06/12/2012 : Diffusion du reportage "Au nom de l'honneur" en partie tourné dans les locaux de la Fondation Surgir

Temps Présent a rencontré ces femmes qui risquent leur vie au nom de l’honneur. En vertu de règles ancestrales, elles ont sali la réputation du clan. Les hommes – pères, frères, maris – doivent laver l’honneur dans le sang des fautives. A Genève, à Lausanne, des organisations privées les cachent. La police et la justice tentent de s’interposer.

Visionner le reportage.

 

 
24/11/2012 : Dossier : le féminicide inscrit au code pénal argentin

En Argentine, les meurtres contre les femmes se multiplient. Rien que cette année, 119 femmes ont été abattues dans le pays. En 2011, 151 avaient déjà péris selon l’ONG l’Observatoire des féminicides.

Lire la suite de l'article.

 
19/11/2012 : Argentine : prison à vie pour les auteurs de féminicide

Tuer une femme est désormais passible de la prison à perpétuité en Argentine. Les députés viennent d'adopter la loi qui fait suite à une série de meurtres de femmes dans le pays. Cette mesure s'appliquera également aux transsexuels tandis que les autres homicides sont toujours punis de 8 à 25 ans d'emprisonnement.

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08/11/2012 : Alberta: deux personnes accusées pour avoir tenté de forcer un mariage arrangé

Deux personnes ont été accusées à Edmonton d'avoir agressé et séquestré à la maison une jeune femme qui refusait de prendre part à un «mariage arrangé».

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06/11/2012 : Desmond Tutu dénonce le mariage des filles mineures en Afrique

Le mariage forcé des filles de moins de 18 ans est aussi condamnable que l'apartheid et doit être combattu avec la même vigueur, a estimé mardi à Johannesburg l'ancien archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu.

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05/11/2012 : Pakistan : brûlée par ses parents pour avoir regardé un garçon

Une jeune fille de 15 ans a été brûlée à mort à l’acide par ses parents qui craignaient le déshonneur après l’avoir surprise en train de regarder un garçon.
 

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17/10/2012 : Une jeune Afghane décapitée pour avoir refusé de se prostituer

La police afghane a annoncé mercredi 17 octobre l'arrestation de quatre personnes soupçonnées d'être impliquées dans la décapitation d'une jeune femme qui refusait de se prostituer, défiant ainsi sa belle-famille.

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10/10/2012 : Pakistan : Malala, 14 ans, nouvelle cible des talibans

Une adolescente pakistanaise, connue pour son combat pour la reconnaissance des atrocités commises par les islamistes talibans, a survécu presque miraculeusement à une tentative d'assassinat mardi à la sortie de son école.

Lire la suite de l'article.

 
15/09/2012 : L'ex-petit-ami de Ziena Kemous sous mandat d'arrêt pour assassinat

L'ex-petit-ami de Ziena Kemous, âgé de 19 ans, et un de ses amis, âgé de 20 ans, ont été placé sous mandat d'arrêt samedi soir par le juge d'instruction de Louvain pour assassinat, indique le parquet de Louvain.

Lire la suite de l'article.

 
07/09/2012 : Egypte : un père utilise des serpents pour tuer ses trois filles

L'histoire révélatrice d'un père égyptien qui en avril dernier a fait tuer ses trois fillettes par des serpents était passée largement inaperçue en occident.

Lire la suite de l'article.

 
03/09/2012 : Pakistan : la jeune chrétienne accusée de blasphème en prison jusqu'à vendredi

L'histoire de Rimsha a connu un développement spectaculaire le week-end dernier lorsque la police a écroué l'imam de la mosquée voisine de la jeune chrétienne, Hafiz Mohammed Khalid Chishti, et l'a accusé d'avoir lui-même introduit des pages du Coran dans les feuilles brûlées que lui avait rapportées un voisin, afin «d'expulser» les chrétiens du quartier de Mehrabad.

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14/06/2012 : Pakistan - Conversions et mariages forcés : présentation d'une nouvelle proposition

Une nouvelle proposition de loi visant à lutter contre le phénomène des conversions et des mariages forcés a été présentée au gouvernement par la Commission nationale pour les Minorités du Pakistan qui, ces derniers mois, avait déjà soulevé le problème.

Lire la suite de l'article.

 
13/06/2012 : La Suisse poursuivra d'office les mariages forcés et durcit la loi

Le National ayant accepté le durcissement de la loi voulu par le Conseil des Etats, les mariages forcés seront poursuivis d'office, même contre le gré des intéressés.

Lire la suite de l'article.

 
09/06/2012 : Peine de prison pour les mariages forcés en Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, le gouvernement concocte une loi destinée à punir plus sévèrement les parents qui envoient leurs enfants se marier à l'étranger, contre leur gré.

Lire la suite de l'article

 
05/06/2012 : «Je suis comme une bête de foire!»

 Alors que la loi sur les mariages forcés sera examinée à Berne aujourd’hui, une jeune Suissesse témoigne du poids trop lourd de la tradition.

 «J’ai déjà six propositions de mariage. Et je n’ai vu aucun de ces hommes. Mes oncles et tantes viennent parler de candidats à mes parents, comme si je n’étais pas là. Mais bon, je suis naturalisée Suissesse, j’ai un travail: je suis la poule aux œufs d’or!»

Lire la suite de l’article sur le matin.

Lire le communiqué relatif au projet de loi sur les mariages forcés en Suisse.

 
16/05/2012 : Perpétuité pour l’auteur d’un crime dit d’honneur

Un jeune Kurde de 22 ans a été condamné mercredi à la perpétuité par un tribunal allemand pour le meurtre de sa soeur de 18 ans, dont il désapprouvait la liaison avec un Allemand, un acte qu'il avait reconnu au début de son procès, a annoncé l'agence allemande DPA.

Lire la suite de l’article sur l’institut kurde.

 
30/04/2012 : Un jeune homme avoue un crime d'honneur en Allemagne

Un jeune Kurde de 22 ans a reconnu lundi avoir tué sa soeur de 18 ans parce que lui et sa famille n'acceptaient pas sa relation avec un Allemand, au premier jour de son procès à Detmold dans l'ouest de l'Allemagne, selon l'agence allemande DPA.

 Suite de l'article sur Europe1.fr

 
18/04/2012 : Procès de "crime d'honneur" à Zürich

Le Tribunal de district de Zurich a condamné hier un ressortissant pakistanais qui avait tué sa fille à coups de hache à 17 ans de réclusion. L’accusé qui, selon le procureur, ne supportait plus que sa fille conteste ses valeurs conservatrices a été reconnu coupable d’assassinat.

 

Lire la suite de l’article sur Le Temps (abonnement).

Lire l’article du 24heures (libre d’accès).

 
05/04/2012 : Mise au Point : Reportage sur le crime d'honneur en Jordanie et la Fondation SURGIR

Des milliers de femmes sont condamnées à mort chaque année par leur famille au nom de l’honneur. Pour survivre, seule solution la prison ou l’exil. Témoignages inédits et interview de Jacqueline Thibault de la Fondation SURGIR.

Parce qu'elles aiment un homme qui n'a pas été choisi par leur famille, chaque année des milliers de femmes sont assassinées par leurs proches, qui exécutent ainsi un crime d'honneur. Seul moyen d'y échapper : la prison ou l'exil. Reportage exclusif en Jordanie.

 

Reportage en Jordanie

Interview de Jacqueline Thibault

 
18/03/2012 : Jordanie : condamné pour un "crime d'honneur"

Un Jordanien de 26 ans a été condamné dimanche à la prison à vie pour avoir tué sa soeur que son mari avait accusée d'adultère, selon une source judiciaire. "Le tribunal correctionnel a condamné initialement l'homme à la peine capitale pour avoir poignardé à mort sa soeur de 28 ans, mais la peine a été immédiatement commuée en prison à vie.

La famille ayant réclamé la clémence", a déclaré un responsable du tribunal. "Le frère du condamné, âgé de 17 ans, avait participé au crime, mais il n'a pas été jugé car il souffre de troubles du comportement", a précisé cette source.

 

Lire la suite de l'article sur Europe1.fr

 
16/03/2012 : Le Maroc choqué après le suicide d'une adolescente forcée d'épouser son violeur

Le suicide d'une fille de 16 ans contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée a fait l'effet d'un électrochoc au maroc, où se sont multipliés, jeudi, les appels à la réforme, voire à l'abrogation d'une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu'à sa victime.

Fait rare : à cause de l'émotion suscitée, le gouvernement a largement consacré sa réunion hebdomadaire à l'examen de ce drame humain et de société. "Cette fille a été violée deux fois, la dernière quand elle a été mariée", a déclaré le porte-parole du gouvernement Mustapha El Khelfi.

Amina Al Filali s'est suicidée, samedi, à Larache, une ville près de Tanger (nord), en absorbant de la mort-aux-rats, après avoir été contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée quand elle avait 15 ans. Son violeur avait ainsi échappé à la prison grâce à un article du Code pénal.3

 

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14/03/2012 : Maroc : le geste de désespoir d'une ado

Une jeune fille de 16 ans s'est suicidée après avoir été contrainte d'épouser son violeur

Pour protester contre son mariage forcé, une Marocaine de 16 ans s'est suicidée la semaine dernière à Larache, près de Tanger, en avalant de la mort aux rats. La jeune fille avait été contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée quelques mois plus tôt.

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13/03/2012 : Surgir au Geneva Summit

Jacqueline Thibault invitée au Geneva Summit pour les droits humains, parle du Crime d'honneur en Europe.

Pour voir la vidéo :

Cliquer sur Program dans la fenêtre à droite puis sur 

  • Jacqueline Thibault, Fondation Surgir THE DISHONOUR OF HONOUR KILLINGS
  •  
    09/03/2012 : La Fondation SURGIR en Espagne

    En partenariat avec l'association Mundo Cooperante, Surgir publie sa brochure en espagnol. A cette occasion, dans le cadre de la journée internationale de la femme le 8 mars, la Présidente de la Fondation Surgir a donné une conférence sur le Crime d'honneur à Madrid.

    Le journal Elmundo y concacre un article.

    Lire l'article espagnol sur ELMUNDO.ES

     
    08/03/2012 : Algérie : un crime d'honneur provoque des émeutes à Skikda

    Des émeutes ont éclaté dans la soirée de lundi à Skikda à cause d'une sombre affaire de moeurs qui a fini par embraser toute la ville.

    En effet, selon le quotidien Liberté, tout a commencé après l'inhumation d'un jeunes de 25 ans victime d'un crime d'honneur. Selon le correspondant local de Liberté à Skikda, le jeune homme a été tué par les trois frères d'une jeune fille dont la réputation et l'honneur ont été souillés par la diffusion sur les téléphones portables et les réseaux sociaux d'un montage photo indécent.

    Lire la suite de l'article

     
    28/02/2012 : Un père tente d'immoler sa fille à Paris

    La jeune fille de 23 ans a réussi à échapper à son agresseur qui essayait d'allumer son briquet après l'avoir aspergé d'essence.

    Une jeune fille de 23 ans n'est pas passée loin d'une mort atroce samedi soir quand son père a tenté de l'immoler. L'histoire, révélée lundi par Le Parisien, se déroule rue du Chemin-Vert, dans le hall d'un hôtel du XIe arrondissement de Paris. Il est 23h30 et Lisa* veut sortir retrouver des amis à une soirée. Son père, Ali, 49 ans, la rattrape avant qu'elle ne sorte de l'établissement où elle occupe une chambre. Il l'asperge de gaz lacrymogène mais la jeune femme parvient à sortir dans la rue. Il lui vide alors une bouteille d'un litre et demi d'essence sur la tête avant de sortir un briquet.

     

    Lire la suite sur le Figaro.fr

     
    28/02/2012 : Mariages forcés: le National introduit la poursuite d'office

    Les mariages forcés devraient être poursuivis d'office à l'avenir. Par 128 voix contre 51, le Conseil national a durci la législation. L'opposition est venue de l'UDC, mécontente de ne pas avoir réussi à serrer encore plus la vis. Les tentatives de correction, de gauche comme de droite, ont échoué.

    La Chambre du peuple a terminé mardi l'examen de la loi qu'elle avait entamé lors de la session de décembre. Le projet prévoit la création d'une norme pénale explicite pour sanctionner les mariages forcés, s'appliquant également aux couples homosexuels. La poursuite d'office permettra de soulager la victime, puisqu'elle ne devra plus déposer plainte elle-même.

    Peines renforcées

     

    Les officiers d'état-civil devront s'assurer que les fiancés ont tous deux librement consenti à se marier. S'ils constatent une contrainte, ils devront, comme aujourd'hui, refuser l'union. En plus, ils auront l'obligation de dénoncer le cas à l'autorité de poursuite pénale.

    La personne qui, par la menace ou la violence, en oblige une autre à contracter un mariage pourra être punie d'une peine allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. Par 95 voix contre 86, le National a néanmoins refusé de fixer la peine minimale à deux ans, comme l'exigeait la droite dure.

    Les mariages forcés datant d'avant l'entrée en vigueur seront aussi concernés. Les dissolutions seront facilitées.

     

    Lire la suite sur Romandie.com

     
    28/02/2012 : Pakistan: la réalisatrice oscarisée s'engage contre les attaques à l'acide

    KARACHI (Pakistan) (AFP) - Tout juste auréolée d'un Oscar, le premier de l'histoire du Pakistan, la réalisatrice Sharmeen Obaid-Chinoy a lancé mardi une campagne pour éradiquer les attaques à l'acide qui défigurent chaque année des centaines de femmes, thème de son documentaire primé.

    La jeune réalisatrice de 33 ans a remporté lundi à Hollywood l'Oscar du court métrage documentaire pour "Saving Face" ("Sauver la face" ou "Sauver le visage"), coréalisé avec l'Américain Daniel Junge.

    Ce reportage suit notamment le chirurgien pakistano-britannique Mohammad Jawad, revenu dans son pays d'origine pour aider les victimes des attaques à l'acide à se reconstruire un visage et une vie, et plusieurs de ses patientes.

     

    Lire la suite de l'article sur LIBERATION.fr

     
    03/02/2012 : La Fondation SURGIR au Conseil de l'Europe

    Réunion du réseau le 25 janvier 2012 à Strasbourg.
    Tolérance zéro face aux crimes dits « d’honneur ».

    « Les gouvernements se doivent d’appliquer une tolérance zéro face aux crimes dits « d’honneur », qui doivent être punis par des peines exemplaires afin de signifier le refus total de cette pratique », a déclaré Jacqueline Thibault, Présidente de la Fondation « Surgir » (Suisse)

     

    Suite de l'article

    Vidéo de l'interview

     
    31/01/2012 : Quand l'honneur pousse au crime

    Chaque année, des milliers de personnes sont condamnées à mort parce qu'elles s'opposent au dictat de leur famille. Leur nombre augmente, même en Europe.

    Témoignage.
    Ils apparaissent rayonnants, lui dans sa veste matelassée et elle la tête enveloppée dans une écharpe de soie. On croirait que le jeune couple est en Suisse pour son voyage de noces. Mais l’histoire est tout autre. Leurs sourires ne sont que les paravents polis d’une tragédie, puisqu’ils sont les improbables survivants d’un crime d’honneur. Que Sami raconte sans tabou dans un anglais fluide.

     

    Lire la suite de l'article sur Migros Magasine.ch

     
    30/01/2012 : Trois Canadiens condamnés à la prison à vie pour crimes d'honneur

    Un jury de Kingston, dans la province canadienne de l'Ontario, a condamné dimanche à la prison à vie trois Canadiens d'origine afghane. Un père, sa femme et leur fils ont été reconnus coupables d'avoir tué quatre autres membres de leur famille dans ce qui est, selon l'accusation, un "crime d'honneur".

    Au terme de près de deux jours de délibérations, Mohammad S. 58 ans, sa femme, 41 ans, et leur fils Hamed, 20 ans, ont été reconnus coupables d'avoir assassiné en juin 2009 les trois filles du couple et la première femme de Mohammed S., qu'il avait répudiée parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant.

    Les trois accusés écopent d'une peine de prison à vie sans possibilité de liberté conditionnelle pendant 25 ans. Ils avaient tous plaidé non coupable.

     

    Lire la suite sur le site lenouvelliste.ch

     
    23/12/2011 : Jacqueline Thibault invitée à la Radio Suisse Romande

    L'invité du 12h30 sur la RSR.
    Chaque jour, Natacha Van Cutsem et David Racana reçoivent un invité qui fait l'actualité de notre société.
    Le 23 décembre ce fût la présidente de la Fondation SURGIR, pour parler des crimes d'honneur en Europe.


    Accès à la page de la RSR où se trouve l'interview

    pour écouter l'interview cliquer sur "Ecouter".

     
    13/12/2011 : BELGIQUE : Procès Sadia, les parents écopent des peines les plus lourdes

    Après plus de trois semaines, le procès des quatre membres de la famille Sheikh s'est terminé ce lundi soir par la lecture des peines. Julien Crète révélait l'information en direct dans le journal de 19h de RTL-TVI.

    L'arrêt rendu condamne l'auteur de l'assassinat, le frère de Sadia, Mudusar, à 15 ans de prison. Le père et la mère de la jeune victime écopent eux de respectivement 25 et 20 ans de prison. La petite soeur de Sadia, Sariya, a elle été condamnée à 5 années de rétention. Le jury de la cour d'assises de Monsa donc clairement reconnu les parents de Sadia Sheikh comme les instigateurs de ce crime d'honneur perpétré à Lodelinsart en 2007.

     

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    12/12/2011 : En Afghanistan, Gulnaz toujours en prison malgré la grâce du président Karzaï

    La justice afghane est lente. Gulnaz est emprisonnée depuis deux ans maintenant. A 17 ans, elle a été violée par le mari de sa cousine et condamnée à douze ans de réclusion pour « adultère ».

    L'affaire a été médiatisée par la chaîne de télévision américaine CNN et a suscité un tel tollé international que le président afghan Hamid Karzaï a décidé, début décembre, de gracier la jeune femme. Pourtant, dix jours plus tard, Gulnaz est toujours en prison.

    Le ministère de la Justice invoque des lenteurs administratives. Le processus « prend du temps », renchérit le porte-parole de la présidence afghane. Il semble surtout que le cas de Gulnaz soit particulièrement compliqué.

     

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    08/12/2011 : BELGIQUE : Procès Sadia

    les quatre membres de la famille Sheikh déclarés coupables

    Les quatre membres de la famille Sheikh ont été déclarés coupables de l'assassinat de Sadia le 22 octobre 2007, aux assises du Hainaut. Après une nuit blanche, les jurés de la Cour d'assises du Hainaut avaient fini, vendredi matin, de délibérer quant à la culpabilité des quatre membres de la famille Sheikh accusés de l'assassinat de Sadia, avec la circonstance aggravante de crime d'honneur et tentative de mariage forcé.

     

    Lire la suite sur le site

     
    02/12/2011 : Afghanistan : Gulnaz va devoir épouser son violeur...

    Une jeune afghane de 19 ans a été libérée de prison alors qu'elle était incarcérée depuis deux ans pour "adultère". Néanmoins, la dénommée Gulnaz doit épouser son agresseur pour "sa sécurité".

    A peine sortie de prison, Gulnaz se retrouve dans une situation difficile. Incarcérée deux ans pour cause « d'adultère » après avoir été violée, la jeune femme de 19 ans a profité d'une libération sur ordre du président, Hamid Karzaï, ce jeudi. Ce dernier a cédé à la pression internationale et notamment à une pétition géante en faveur de la victime. Pourtant, il n'y a pas de quoi se réjouir pour elle. En effet, Gulnaz doit épouser son agresseur avec qui elle a eu un enfant. Les raisons de cette obligation demeurent sombres. D'après la présidence, un tel acte lui permettrait d'éviter d'être en danger après sa libération. « Elle a consenti à cette union seulement si la sœur de son agresseur épousait son frère à elle », déclare un porte-parole du président afghan.

     

    Pour suivre les actualités de cette affaire

     
    15/11/2011 : Les crimes d'honneur, une réalité européenne

    Les crimes d'honneur ne sont pas réservés aux provinces reculées du Pakistan, de la Turquie ou de l'Inde. En Europe occidentale aussi, des jeunes femmes sont torturées et tuées par des membres de leur famille.

    à cause de leurs fréquentations, de leur façon de s'habiller ou de se soumettre à un mariage forcé. En clair, parce que leur attitude laisse planer un doute sur leur virginité.

    C'est le constat de la fondation Suisse Surgir, spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Très prudent dans sa volonté de ne "stigmatiser" aucune communauté, le rapport publié par Surgir établit un lien direct entre ces assassinats et l'immigration, tout en soulignant que, "majoritairement pratiqué au sein des communautés musulmanes, le crime d'honneur l'est aussi par les communautés sikhs, hindoues et chrétiennes".

     

    Lire la suite de l'article sur LE MONDE.fr

     
    14/11/2011 : Sus aux crimes d'honneur

    Jacqueline Thibault vient en aide aux femmes depuis 20 ans. Sa Fondation Surgir, basée à Lausanne, vient de publier une étude consacrée aux crimes d'honneur. 

     Selon une étude publiée en l'an 2000, le Fonds des Nations Unies pour la population estime à 5000 le nombre de femmes victimes de crimes d'honneur chaque année dans le monde. Or, selon la majorité des organisations qui observent le phénomène, ce chiffre serait en réalité trois ou quatre fois supérieur.

     

    Suite de l'article sur le Journal Le Matin

     
    09/11/2011 : SUISSE : Lina, répudiée par sa famille

    Plus de 5000 femmes seraient victimes de crimes d'honneur chaque année dans le monde. L'une d'entre elles a dû fuir son pays parce qu'elle attendait un enfant hors mariage. Accueillie en Suisse par la Fondation Surgir, elle raconte.

    On ne connaîtra ni son nom ni son pays, mais son histoire. Lina, c'est le prénom qu'elle s'est choisi pour cet entretien, est une des bénéficiaires de la Fondation Surgir...

     

    Lire la suite sur le site du journal Le Temps

     

    Lina, répudiée par sa famille

    Les crimes d'honneur augmentent en Europe

     
    04/11/2011 : CAMBODGE : Loi contre les attaques à l'acide

    L'assemblée nationale cambodgienne a adopté vendredi une loi très attendue pour combattre les attaques à l'acide, désormais passibles de peines allant de deux ans de prison à la perpétuité.

    Le texte, qui devrait être approuvé par le sénat et le roi d'ici la fin de l'année, doit également encadrer la vente du liquide corrosif, aujourd'hui disponible très facilement et à bas prix.

     

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    31/10/2011 : BELGIQUE : Un procès sans précédent pour l'honneur de Sadia

    C'étqit il y a quatre ans. Le 24 octobre 2007, Sadia, 20 ans, perd définitivement son combat pour la vie.

    Le 21 novembre s'ouvre devant les assises du Hainaut un procès exceptionnel. En 2007, Sadia Sheikh, étudiante en droit, est abattue par son frère. S'agit-til d'un crime d'honneur, commis avec la complicité de la famille ? Sadia cherchait-elle à fuir un mariage forçé ? La justice livrera sa vérité.

                  

     

    Voir la vidéo de l'émission "Indices" (RTL-TVI) du 21/09/11

     
    31/10/2011 : SUISSE : Leur mariage les condamne à mort.

    En Suisse, ils vivent la peur au ventre. Crimes d’honneur : Traqué par son propre clan, un couple de Pakistanais entame une nouvelle vie en Suisse. Témoignage

    «Sara* était condamnée à être enterrée vivante. Quand la tribu a su que je l’avais épousée, ils m’ont également condamné à mort», explique Sami* (27 ans). Une traque commence alors dans une grande ville du Pakistan. Elle durera une année. Une année pendant laquelle le couple se fait héberger en changeant d’endroit toutes les semaines. «Ils ont essayé de nous tuer trois fois avec des armes à feu. Nous n’étions en sécurité nulle part.» En avril 2011, quand Sami arrive en Suisse avec sa jeune épouse Sara (21 ans), le couple est aux abois.

     

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    27/10/2011 : Combattre les crimes commis au nom de l'honneur

     

    La fondation SURGIR publie une brochure sur la situation du crime d'honneur dans différents pays européens.

     

    Aujourd'hui, le crime d'honneur est à nos portes. En Europe, ces crimes augmentent. Cette brochure a pour but d’être à la fois une alerte et un outil de travail. Les exemples proposés sont autant de pistes à exploiter, de mises en œuvre déjà existantes dans plusieurs Etats européens. Un travail sérieux et professionnel dont les acteurs sont prêts à partager leur expérience avec qui le leur demande. Des initiatives qui rassemblent les esprits, les volontés, les efforts soutenus en faveur de la Vie.

     

    Le document est disponible en pdf.

     
    26/10/2011 : LA LIBERTE : article "Contre le crime d'honneur"

    Un autre risque qui touche les migrantes est le crime d'honneur, soit l'assassinat d'une femme soupçonnée d'avoir eu un comportement "immoral" afin de restaurer l'honneur de la famille.

    "Le crime d'honneur" est aussi commis en Europe" souligne la Fondation Surgir, à Genève, qui vient de publier un manuel de prévention.

    Encore souvent  assimilé à la violence conjugale ou au crime passionnel, le crime d'honneur est en fait une violence préméditée, organisée et commise par un membre de la famille avec la complicité de la communauté.


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    20/10/2011 : CANADA : un "crime d'honneur" jugé

    Le procès de trois Afghans, un père, sa femme et leur fils, accusés d'avoir tué quatre autres membres de leur famille dans ce qui est selon l'accusation un "crime d'honneur", s'est ouvert jeudi à Kingston, en Ontario (Est du Canada).

    Mohammad Shafia, 58 ans, sa femme Tooba Mahommad Yahya, 41 ans, et leur fils Hamed, 20 ans, accusés d'avoir tué en juin 2009 les trois filles du couple et la première femme de M.Shafia, qu'il avait répudiée parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant, ont plaidé non coupable. Les corps de Zainab Shafia, 19 ans, de ses soeurs Sahar, 17 ans, et Geeti, 13 ans, ainsi que celui de Rona Amir Mohammad, quinquagénaire, ont été trouvés le 30 juin 2009 dans une voiture immergée dans une écluse près de Kingston.

     

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    19/10/2011 : FRANCE : Mariage forcé, six mois avec sursis pour les 3 frères

    A Lyon, trois frères soupçonnés d’avoir voulu marier de force leur soeur âgée de 18 ans, ont été condamnés à six mois de prison avec sursis

    Ils ont interdiction de l’approcher durant deux ans et devront lui verser 2 000 euros de dommages et intérêts, en plus des six mois de prison avec sursis. Ces trois frères originaires de Vaulx-en-Velin, à Lyon, affirment s’être comportés en « bon frère » ou en « bon fils ». Une version contestée par la justice, qui a reconnu le préjudice.

     

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    19/10/2011 : Fribourg: conférence sur l'intégration des migrants en Suisse

    L’Etat et l’Université de Fribourg organisent conjointement une conférence publique jeudi sur le mariage forcé et la mutilation génitale qui concernent des migrantes et migrants en Suisse.

    Le mariage forcé et la mutilation génitale concernent des migrantes et des migrants en Suisse aussi.

    Afin d’attirer l’attention sur cette problématique, l’Etat et l’Université de Fribourg organisent conjointement une conférence publique jeudi.

    Cette manifestation se tiendra dans le cadre de la campagne de sensibilisation du Bureau cantonal de l’intégration des migrants et des migrantes et de la prévention du racisme (IMR). Deux films de la réalisatrice Carole Roussopoulos seront projetés.

    Suite à la projection, l’IMR exposera les objectifs et les enjeux de la campagne de sensibilisation. Des experts en droit de la migration de l’Université de Fribourg, dont la professeure Sarah Progin-Theuerkauf, éclaireront la problématique d’un point de vue juridique.

    L’exposé sera suivi d’une discussion avec le public.

     

    Source: ATS/Tribune de Genève

     
    14/10/2011 : Irak : ces oubliées de la guerre, forcées de se prostituer

    Entre 2003 et 2007, 4 000 Irakiennes auraient disparu de leur pays en guerre. La majorité seraient victimes du trafic d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle, révèle une récente étude de l'ONG anglaise SCEME. Via des réseaux de criminalité organisés ou même parfois par leur propre famille.

    Lien vers l’article de Rue89.

     
    01/10/2011 : Du haut de ses 16 ans, une Libano-Australienne s’oppose à un mariage forcé

    Une Australienne d’origine libanaise âgée de 16 ans a eu le courage en avril de recourir à la justice pour empêcher ses parents de l’obliger à « épouser un homme qu’elle avait rencontré une seule fois ».

    La jeune fille, à qui le tribunal de Sydney a donné le pseudonyme de Ms Madley, s’est tournée vers la justice lorsque ses parents « ont organisé le mariage malgré le fait qu’elle leur ait dit qu’elle ne voulait pas aller au Liban et épouser » l’homme qu’ils avaient choisi pour elle, rapporte le Sydney Morning Herald d’hier.

    Suite de l'article sur le site de L'Orient le Jour.

     

     
    08/08/2011 : Les députés libanais ont voté l'abrogation d'un article qui allégeait les peines pour crimes d'honneur

    Le crime d'honneur est un crime. Celui qui le commet ne verra plus sa peine atténuée. Voilà ce qu'ont décidé les députés libanais qui ont abrogé l'article 562 du code pénal (article de l'Express).

    Cet article stipulait jusqu'en 1999 que "pourra bénéficier d'une excuse absolutoire quiconque, ayant surpris son conjoint, son ascendant, son descendant ou sa soeur en flagrant délit d'adultère ou de rapports sexuels illégitimes avec un tiers, se sera rendu coupable sur la personne de l'un ou de l'autre de ces derniers d'homicide ou de lésion non prémédités."  

    Un amendement de 1999 avait certes mis à mal le rempart législatif, mais les prévenus continuaient de bénéficier de circonstances atténuantes. Les peines pouvaient être allégées, au gré de la volonté du juge. L'abrogation de cet article est donc une "excellente nouvelle pour tout le monde", estime le quotidien francophone L'Orient Le jour. Une page est tournée, au moins dans le code pénal.  

    Quant au projet de loi protégeant les femmes contre les violences conjugales, il fait toujours l'objet d'un houleux débat au sein du parlement libanais. Il suscite l'ire de certains groupes religieux musulmans, convaincus que la charia suffit à protéger les femmes. Selon le quotidien Now Lebanon, si la loi pour la protection des femmes est votée, alors les mauvais traitements physiques, le viol, ainsi que les crimes d'honneur deviendront des crimes au regard de la justice libanaise. Mais les instances religieuses libanaises tant sunnites que chiites, y sont opposés, rapporte Now Lebanon. Dans ce contexte, l'abrogation de l'article 562 préfigure peut-être d'une avancée dans ce débat. 

    Lien vers l'article de l'Express.

     
    05/07/2011 : L’heure des vacances « au pays » rime aussi avec mariages forcés

    Le mois de juillet est synonyme des premiers départs en vacances. Pour certaines jeunes filles, c’est la joie de renouer avec la terre de leurs racines, de rencontrer ou retrouver leur famille restée « au pays ». Le rêve des vacances peut très vite tourner au cauchemar avec le mariage forcé.

    Pour continuer la lecture.

     
    27/06/2011 : Immigrées et filles d’immigrés : le recul des mariages forcés

    L'Institut national d'études démographiques vient de livrer des résultats de l'enquête Trajectoires et origines qui comporte la première étude quantitative sur les mariages forcés en France.

    Introduction du rapport: "Les mariages forcés sont-ils fréquents en France ? Baissent-ils ou augmentent-ils ? Qui sont les personnes concernées ? Aucune enquête quantitative récente ne permettait jusqu’alors de répondre. C’est désormais le cas avec l’enquête  Trajectoires et Origines de l’Ined et l’Insee dont Christelle Hamel nous donne ici les premiers résultats concernant les femmes immigrées et les filles d’immigrés."

    Pour lire l’étude.

     

     
    24/06/2011 : Mère pour la 3e fois à 16 ans et victime du mariage forcé

    Le mois dernier, Tinka Angelova a donné naissance à son troisième enfant, un garçon prénommé Dinko. Une naissance survenue vingt-trois mois seulement après son premier enfant et qui indigne les militants en lutte contre cette pratique impunie.

    Pour continuer la lecture.

     
    20/06/2011 : L'Afghanistan, pays le plus dangereux pour les femmes

    La violence, le délabrement du système de santé et la pauvreté font de l'Afghanistan le pays de la planète le plus dangereux pour les femmes, selon une étude coordonnée par TrustLaw, une entité de la fondation Thomson Reuters.

    Pour continuer la lecture.

     
    15/06/2011 : Présentation sur les attaques à l'acide

    L'organisation Women's United Nations Report & Network (WUNRN) a élaboré une présentation sur la situation mondiale des attaques à l'acide.

    La présentation powerpoint est disponible à l'adresse suivante: www.wunrn.com/powerpoint/aa_10.pps

     
    06/04/2011 : Yémen- le rôle des femmes dans le contexte de crise

    Les femmes yéménites demandent à être inclues dans les décisions concernant le futur de leur pays. Dans ce climat, alors que la tension monte, le site « women without borders » (femmes sans frontières) a été bloqué.

    Pour en savoir plus sur les revendications des femmes au Yémen, lire un article en anglais.

     
    05/04/2011 : Une Sri Lankaise est condamnée à mort par ses employeurs en Arabie Saoudite

    A 17 ans, Rizana Nafeek, du Sri Lanka, est allée en Arabie Saoudite pour travailler comme employée de maison. Par la suite, elle a été condamnée à mort par une cour saoudienne:  jeune femme est soupçonnée d'être la meurtrière de l’enfant de son employeur, malgré le fait qu’elle soutient que l’enfant est mort accidentellement par étouffement lorsqu’elle lui donnait le biberon.

    La famille de la jeune fille fait appel et demande la clémence. Lire l'article en Anglais

     
    08/03/2011 : SURGIR au Parlement Européen pour la Journée Internationale de la Femme

    SURGIR était au Parlement Européen pour le 100ème anniversaire de la Journée Internationale de la Femme

    Dans le cadre du 100ème anniversaire de la Journée Internationale de la Femme, la présidente de la Fondation SURGIR, Jacqueline Thibault, a parlé du combat de la Fondation contre les violences envers les femmes, notamment des crimes d’honneur et des femmes brûlées, lors d’une conférence de presse au Parlement Européen à Strasbourg. A cette occasion, les autres intervenantes, Roberta Angelilli (vice-présidente du Parlement Européen) et les députées Barbara Matera et Patrizia Toia ont toutes dénoncé le fait que les violences extrêmes faites aux femmes, telles que les attaques à l’acide, se produisent maintenant en Europe. Elles ont appelé à une résolution du Parlement Européen afin que des mesures législatives et préventives soient prises à l’échelle européenne.

     
    23/02/2011 : Les mariages forcés pourrraient bientôt être poursuivis d'office en Suisse

    Le Conseil Fédéral a soumis un projet de loi au Parlement le 22 février 2011 afin que les mariages forcés soient dorénavant poursuivis d'office et que les mariages impliquant un mineur  ne soient plus tolérés, selon le communiqué du département de justice  et police.

    Renforcer la lutte contre les mariages forcés; Le Conseil fédéral adopte un message relatif à un projet de loi

    Berne, 23.02.2011 - Les mariages conclus sous la contrainte seront à l’avenir poursuivis d’office, tandis que ceux contractés avec une personne mineure ne seront plus tolérés : ce sont-là deux des mesures législatives proposées par le Conseil fédéral pour renforcer la lutte contre les mariages forcés. Le gouvernement a adopté et transmis au Parlement vendredi le message relatif à un projet de loi dans ce domaine. Dans un deuxième temps, il élaborera un arsenal de mesures complémentaires qui permettront d’améliorer la prévention des mariages forcés et de mieux en protéger les victimes.

    A l'avenir, les autorités de l'état civil devront s'assurer, au moment de la préparation d'un mariage, que les fiancés ont tous deux librement consenti à se marier. Au cas où elles constateraient une contrainte, elles devront, comme aujourd'hui, refuser de célébrer le mariage. A la différence de la situation actuelle toutefois, elles auront l'obligation de dénoncer le cas à l'autorité de poursuite pénale compétente. Le projet complète en outre de deux nouvelles infractions les causes d'annulation absolues figurant dans le code civil (CC), qui entraînent la poursuite d'office du mariage. Ces deux nouvelles causes prévoient qu'un mariage devra être annulé s'il a été conclu en violation de la libre volonté d'un des époux, ou si l'un des époux est mineur. Encore faudra-t-il, pour que l'autorité cantonale compétente puisse intenter action, qu'elle soit informée de l'existence d'une cause d'annulation absolue au sens du CC. Le projet prévoit donc d'obliger les autorités de la Confédération et des cantons qui constatent la possible existence d'une telle cause de lui faire part de leurs soupçons.

    Les mariages avec des personnes mineures ne seront plus tolérés             
    La loi sur le droit international privé (LDIP) sera également modifiée, de manière que les conditions posées à la conclusion d'un mariage en Suisse se fonderont à l'avenir exclusivement sur le droit suisse. Ainsi, notre pays ne tolérera plus les mariages avec des mineurs conclus entre ressortissants étrangers sur son territoire. Les mariages avec des personnes mineures contractés à l'étranger ne seront en principe plus admis non plus. La LDIP sera en outre complétée de règles explicites facilitant l'application des nouvelles causes d'annulation absolues du mariage dans le contexte international.

    Création d'une norme pénale explicite      
    La protection de droit pénal sera également renforcée, puisqu'une norme explicite permettra désormais de réprimer les mariages conclus sous la contrainte. La personne qui, en usant de violence envers une personne ou en la menaçant d'un dommage sérieux, ou en l'entravant de quelque autre manière dans sa liberté d'action, l'obligera à conclure un mariage sera punie d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Les nouvelles dispositions du code pénal (CP) prévoient de punir également la personne ayant commis l'infraction à l'étranger qui se trouve en Suisse et ne peut pas être extradée. Actuellement, les mariages forcés sont sanctionnés comme des contraintes et passibles d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire.

    La loi sur les étrangers et la loi sur l'asile seront également révisées, de manière que les autorités compétentes en matière d'étrangers qui suspectent l'existence d'un mariage forcé ou d'un mariage avec une personne mineure le signalent à l'autorité compétente pour intenter action. Elles suspendront dans ce cas la procédure de regroupement familial du conjoint, jusqu'à la décision de cette autorité. Si celle-ci intente action, la suspension sera prolongée jusqu'à ce qu'un jugement exécutoire soit prononcé.

    Etant donné que les droits et devoirs découlant du partenariat enregistré coïncident dans une large mesure avec les droits et devoirs liés au mariage, le Conseil fédéral a prévu de soumettre le partenariat forcé à un régime analogue à celui qui s'appliquera au mariage forcé.

    Large éventail de mesures           
    Deux motions (06.3658 et 09.4229) chargent le Conseil fédéral de lancer, dans une deuxième étape, une étude approfondie portant sur les causes, les formes, l'ampleur et la répartition des mariages forcés, s'agissant des victimes potentielles ou réelles. Il s'agira aussi d'identifier des mesures destinées à étendre et à améliorer la prévention des mariages forcés et à mieux en protéger les victimes. Un large éventail de mesures sera mis en œuvre sur la base des résultats de cette étude afin d'assurer un soutien et une protection efficaces aux personnes concernées, notamment par des actions de sensibilisation et des services de conseils.

    Tiré du site de la confédération


     

     

     
    22/02/2011 : Interview de la journaliste Laurence Deonna au sujet de la situation des femmes égyptiennes

    Le 11 février 2011, Laurence Deonna, reporter, écrivain, photographe et journaliste spécialisée dans le monde islamique, accordait à la Présidente de la Fondation SURGIR, Jacqueline Thibault,  un interview exclusif au sujet de la situation des femmes égyptiennes dans la période de tumultes en Egypte.

    -          Donc. Laurence Deonna, la femme égyptienne, vous la connaissez bien ?

    -          Oui, je la connais depuis 45 ans. C’est vous dire mon âge aujourd’hui ! Elle rit et poursuit : Ces jours-ci, dans les manifestations sur la place el-Tahir, au Caire, il y a des femmes de tous les milieux. Aujourd’hui, en Egypte, il n’y a, hélas, plus que des riches et des pauvres, or la bourgeoisie, c’est quand même les véritables assises d’un pays. Dans cette révolution, je vois toutes sortes de femmes. Notamment des étudiantes de bonne famille, qui vivent dans un bel appartement sur le Nil, sont polyglottes, ont voyagé et ont l’impression d’étouffer dans ce pays où la vie culturelle est d’une pauvreté affligeante, mise à part une industrie de films sans aucun intérêt. Ces étudiantes se disent sans doute : « Enfin, il se passe quelque chose, enfin nous pouvons parler, enfin est née une sorte de fraternité qui gomme un peu les (honteuses) différences sociales ». Ces jours-ci, mon mari, qui est Egyptien, vit braqué sur la télévision et nous en avons vu quelques unes de ces jeunes filles. Elles ne sont pas voilées, ne portent même pas le foulard non plus, elles sortent les cheveux dans le vent.

    -          Il y a aussi des femmes pauvres qui manifestent sur la place ?

    -          Certainement !

    -          Sont-elles politiquement conscientes ?

    -          J’ai plutôt  l’impression, comme cela fut le cas pour la révolution iranienne, que j’ai personnellement vécue à Téhéran, que ces femmes pauvres ressentent tout simplement un sentiment de liberté tout nouveau pour elles : « Enfin je peux sortir dans la rue sans que mon mari ou mon frère me fassent suivre, me surveillent, je peux gueuler n’importe quoi et si on me demande de dire le contraire, je ferais la même chose parce qu’enfin je peux crier !!! » La révolution, ce sont des vannes qui s’ouvrent pour ces femmes. Qu’elles y comprennent vraiment quelque chose, c’est une autre question. Ce qui m’a beaucoup frappée, par contre, lors de ces manifestations, c’est de voir qu’à chaque fois ou presque qu’il y avait des blessés dans la foule, qui voyait-on s’agenouiller pour les aider ? Des femmes appartenant au parti des Frères Musulmans. Ce sont ces femmes-là qui arrivaient avec leur petite trousse de pharmacie. Elles jouent un rôle important chez les Frères Musulmans. Il n’y a qu’à les voir travailler dans ces petites cliniques gratuites attenantes aux mosquées.

    -          Mais qu’espère-t-elle aujourd’hui, la femme égyptienne ? Que souhaite-t-elle ?

    -          La femme égyptienne ? Ça dépend laquelle. Celle de bonne famille espère pouvoir faire des études sans être serrée comme un anchois dans une salle d’université bondée et de devoir encore payer pour des leçons privées le soir pour se tenir à flots. Elle espère qu’il y aura quand même une certaine justice. Que si on se donne la peine et qu’on travaille dur, on réussira. Que les étudiants riches ne pourront plus acheter des diplômes comme on achète des petits pains dans une boulangerie. Enfin que l’Egypte ce ne sera plus la république des petits copains qu’elle est aujourd’hui, qu’on y voie moins la gangrène de la corruption ». Quant aux pauvres, qui représentent 80% de la population, je parle là surtout des femmes des villes, elles espèrent pouvoir enfin se faire soigner correctement, avoir des soins plus ou moins gratuits, ce qui serait déjà colossal ! Peut-être plus à manger aussi. Il y a quelques années, nous sommes allés mon mari et moi visiter le vieux Caire et j’ai vu là une scène que je n’oublierai jamais. L’impression qu’une volée de corbeaux s’était abattue devant la mosquée. Des centaines de veuves de guerre, des femmes déjà vieilles et toutes maigres dans leurs voiles noirs, attendaient assises sur le col sous un soleil de plomb, qu’on leur tende à chacune un pain et une orange. La pension misérable qu’elles recevaient de l’armée ne leur permettait pas de survivre.

    -          C’est bouleversant.

    -          On parle de démocratie dans une Egypte qui depuis les Pharaons, n’a fait que passer d’une oppression à une autre ! C’est une sorte de rêve et les gens ne comprennent pas vraiment comment cela fonctionne. Monsieur Baradei, postulant au titre de Président de la République, parle d’un parlement multipartite qui irait des marxistes aux Frères Musulmans. Cela tient de l’utopie. Et puis Monsieur Baradei n’est pas un tribun, alors que si on connaît un peu l’Egypte, on sait que ce pays a besoin d’un tribun, pas d’un haut fonctionnaire international.

    -          Que faire alors ?

    -          Par exemple, accorder un certain nombre de sièges au Parlement aux Frères Musulmans, 10% ou 20%. Cela  aurait peut-être aussi l’avantage  de les neutraliser, il est toujours plus facile d’être dans l’opposition qu’assis sur une chaise et forcé  de prendre des décisions.

    -          On dit que les Frères Musulmans seraient relativement modérés maintenant ?

    -          Peut-être, reste que si vous leur tendez la main, ils vous prennent le bras… Puis l’épaule… !

    -          C’est d’ailleurs ce que tout le monde craint.

    -          Ce qui est très intéressant à propos des Frères Musulmans, c’est que ces « émirs », comme on les appelle, ces jeunes qui jouent le rôle de chefs de cellule chez les Frères, sont généralement des garçons bien éduqués. Vous pourriez vous attendre à ce qu’ils sortent de faculté de sciences politiques, mais non ! Ce sont quasiment tous des scientifiques, des médecins, des ingénieurs en herbe. Il ne faut donc pas croire qu’il s’agit là de simples perroquets du Coran. Il y a aussi bien sûr des chefs religieux de moindre envergure dans les quartiers populaires, comme ce cheikh dans le vieux Caire. La porte de la mosquée était ouverte sur la rue et l’on voyait tous ces gamins assis là, chacun avec son ardoise. Mon mari me dit : «  Attends, attends, laisse-moi écouter ce que le cheikh leur dit…  Il leur dit que si les femmes sont inférieures aux hommes, c’est parce que leur cerveau a des angles et que leurs idées se coincent dans les coins».

    -          Intéressant comme définition !

    -          De toute façon, pour une démocratie, il faudra attendre encore 2 ou 3 générations, si elle arrive jamais. Mais avoir un Parlement plus équilibré, un peu moins de corruption et des services sociaux pris en charge par l’Etat, ce serait déjà un immense progrès. L’Etat égyptien a crée un vide social… et qui se sont engouffrés dans ce vide ? Les Frères Musulmans, bien sûr. Ce sont eux qui font le travail que l’Etat devrait faire. Quand il y a eu un tremblement de terre au Caire, il y a quelques années, Moubarak était en Chine et comme les sous-fifres dans la peur et le doigt sur la couture du pantalon, il aurait fallu que le Président rentre au Caire et leur donne les ordres pour qu’ils se bougent ! En attendant, les gens crevaient. Les Frères Musulmans ont accourus, ils avaient des tentes, ils donnaient des soins. Ils avaient tout ce qu’il fallait. Ils se sont fait beaucoup d’amis dans le peuple à cette occasion. Quant aux femmes des Frères, elles pourraient bel et bien avoir leur place dans le futur, pourquoi pas ? En restant sagement dans la ligne, elles pourraient même être mises en avant comme alibis prouvant que « non l’islam n’est pas contre les femmes, etc, etc… » A la limite, quand elles sont convaincues elles sont presque plus dangereuses que les autres, car sans s’en rendre compte, elles défendent une idéologie  qui, en réalité, les accable.

    -          La Jordanie, que je connais bien, a des femmes au gouvernement.

    -          La Jordanie, c’est la Jordanie. L’Egypte c’est autre chose. Le mouvement féministe des années 1920 s’est totalement évaporé. C’est aussi un des pays le plus homogène du monde. Et là je ne parle pas de religion, je sais qu’il y a 10% de chrétiens en Egypte, je souligne seulement que le peuple égyptien vit dans sa glèbe depuis les Pharaons. Pour le faire quitter son pays, il faut vraiment qu’il ait le couteau sous la gorge et qu’il n’ait plus un sou en poche. Aucun rapport avec les Libanais et les Syriens pour qui business is business depuis la nuit des temps. Le peuple égyptien est doux. Il a toujours été colonisé, il n’a jamais rien connu d’autre que l’oppression.

    -          Justement, comment va-t-il se prendre en charge maintenant ? Et que va-t-il arriver aux femmes ?

    -          On va nommer une fois encore une ministre des affaires sociales, parce que c’est toujours la même chose : les femmes on les fourre aux affaires sociales… et dans un même temps, on ne leur octroie pas de budget ! Bien que ministres, elles doivent souvent mendier pour faire fonctionner leurs bureaux et réaliser leurs projets. C’est d’ailleurs le cas dans beaucoup de pays, pas seulement au Moyen-Orient ! Enfin, qui sait, cette révolution sera peut-être tout de même un progrès : de toute façon, ça ne peut pas être pire. Réflexion en passant : les dictateurs se disent toujours « moi ce ne sera pas la même chose »… et c’est pourtant toujours la même chose, une triste fin : au mieux chassés, au pire assassinés.

    -          L’Histoire se répète indéfiniment.

    -          Les hommes n’apprennent rien… Enfin ne soyons pas pessimistes, ça fait tout de même plaisir de voir ces foules de jeunes si pleins d’espoir.

    -          Pour en revenir aux femmes, une ouverture, enfin une ouverture pour elles, c’est tout ce que je leur souhaite et vous aussi sans doute ? Le pays y gagnerait d’ailleurs. Ces femmes du Moyen-Orient qui ont tant et tant vu, ont une forme de sagesse.

     
    27/01/2011 : Une femme retraitée fera de la prison pour un Crime d’Honneur

    Une femme turque habitant Berne passera trois ans et six mois derrière les barreaux pour avoir encouragé la famille de sa belle-fille de perpétrer un crime d’honneur à son encontre.

    La femme de 66 ans a fait pression sur le père et le frère de la jeune femme pour qu’ils se vengent pour ce qu’elle appelait « un mode de vie déluré », a-t-on dit au tribunal.

    La victime n’a jamais été blessée, mais elle a tout de même porté plainte il y a trois ans.

    Le tribunal a estimé que l’accusée savait que ses actes auraient pu mener à la mort de sa belle-fille.

    Source : World Radio Switzerland 27.01.2011.

     
    13/01/2011 : “L’Iran fait emprisonner un autre avocat”- Article du Wall Street Journal par Shirin Ebadi

    Cette semaine, les autorités judiciaires ont condamné mon amie Nasrin Sotoudeh, une avocate dans les droits humains, à onze ans d’emprisonnement.

    Cette affaire n’a que très peu mobilisé l’attention en occident, mais c’est le dernier exemple en date de la répression par l’Iran de toute forme de dissidence. Cela mérite une plus grande attention. Nasrin appartient à la jeune génération de défenseurs des droits humains qui sont systématiquement victimes d’intimidation par l’Etat afin qu’ils abandonnent leur travail. Le gouvernement a poussé beaucoup d’entre eux à s’exiler à l’étranger, tout en distribuant de lourdes peines de prisons à d’autres afin d’intimider le reste d’entre eux. 

    Lien vers l'article complet en anglais:

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703791904576075743032084746.html

     
    13/01/2011 : Pakistan : Asia Bibi risque l’attentat suicide en prison - Article du Herald Malaysia

    Bibi, la femme chrétienne qui a engendré une fureur de blasphèmes au Pakistan et dont la défense a engendré la mort du gouverneur du Punjab Salman Taseer, est menacée d’une attaque suicide à l’intérieur-même de la prison où elle se trouve actuellement.

    Le « groupe Moaviva », organisation militante, projette  de mettre en place un attentat suicide au sein de la prison du district de Sheikupura, où est détenue Asia (45ans), selon les sources du Express Tribune. Un rapport des services secrets confirme cette menace de mort.

    Lien vers l'article complet en anglais:


     
    12/01/2011 : Conférence sur les enfants de Gaza à Genève

    Le médecin norvégien Mads Gilbert donnera une conférence exceptionnelle sur les enfants de Gaza le mercredi 9 février à l’Université de Genève. 

    Il viendra témoigner sur son remarquable engagement au sein de l’hôpital Shifa à Gaza. Cette conférence permettra à l’association « Enfants de Gaza » de récolter des fonds en faveur de leur programme de santé mentale communautaire de Gaza.

    La conférence débutera à 19h30 dans l’auditoire U300, 24 rue Général Dufour.

     
    07/01/2011 : ONU Femmes démarre ses activités

    L’Assemblée générale des Nations Unies a créé en juillet 2010 ONU Femmes, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Lire la suite

    La création de cette nouvelle entité a pour but d’accélérer les objectifs de l’Organisation liées à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (3e Objectif du Millénaire pour le développement). Désormais, toutes les activités relatives sont rassemblées sous cette bannière qui permettra d’améliorer l’impact des activités.

    Pour plus de détails : site web d’ONU Femmes.

     
    07/12/2010 : La présidente de la fondation SURGIR nommée Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur.

    Cette distinction honorifique vient récompenser le long engagement de Madame Jacqueline Thibault dans la défense des droits des femmes et des enfants dans le monde. La décoration lui sera remise le 9 décembre 2010 par le Président de la République française, Monsieur Nicolas Sarkozy.

     
    02/12/2010 : Pakistan : Assurer la sécurité d’Asia Bibi et de sa famille et abroger les lois pakistanaises sur le blasphème

     

    La suite de l’article est disponible ici (en anglais).

     

     
    23/11/2010 : Lausanne : Marché de Noël solidaire - du 16 au 18 décembre 2010

    Le traditionnel Marché de Noël solidaire, organisé conjointement par la FEDEVACO et Pôle Sud reprendra ses quartiers au Flon (Lausanne) à la veille des fêtes de fin d’année.

     

    Pour télécharger le flyer et avoir plus d’informations sur cette manifestation désormais incontournable, visitez le site de la FEDEVACO.

     

     
    15/11/2010 : L’ONU continue à combattre les violences envers les femmes

    Les violences envers les femmes sont répandues dans tous les coins du monde : de la chambre à coucher aux champs de bataille. Les femmes et les filles souffrent de nombreuses formes de violence, telles que les mutilations génitales, le viol, la violence conjugale ou les crimes au nom de l’honneur.

    Dans la vie d’une femme, plus de 76% sont victimes de violence physique ou sexuelle dans le cadre de relations intimes. Les discriminations dans les lois, les pratiques et attitudes sociales, l’impunité et l’apathie sont les causes qui sous-tendent la violence envers les femmes et les filles.

     

    L’article est disponible en anglais ici.

     

     
    05/11/2010 : Genève : réflexion sur le lien entre les droits humains et les valeurs traditionnelles

    Le 4 octobre dernier, la « Campagne globale pour faire cesser le meurtre et la lapidation des femmes » (Stop Killing and Stoning Women) a participé à une discussion sur la question suivante : comment les valeurs traditionnelles peuvent-elles contribuer à la promotion et à la protection des droits humains internationaux ?

     

    La déclaration (en anglais) est disponible ici.

     

     
    11/10/2010 : Algérie: Collectif pour élaborer un projet de loi cadre contre les violences faites aux femmes

    Plus de dix associations de tout le pays se sont fédérées en collectif pour élaborer d’ici un an et demi un projet de loi cadre contre les violences faites aux femmes en Algérie.

    Premier temps fort de ce projet «Stop à la violence ! Les droits des femmes maintenant» : un colloque international se tiendra le jeudi 25 novembre à l’occasion de la Journée mondiale des violences faites aux femmes.

     

    La suite de l'article est diponible ici.

     

     
    09/10/2010 : Kurdistan : Les "femmes bunker"

    Au Kurdistan irakien, des femmes menacées de crimes d'honneur passent des années dans des refuges. C'est leur seule solution pour rester en vie.

     

    La suite de cet article, publié sur le site du WULML (Women Living Under Muslim Laws) est disponible ici.

     
    08/10/2010 : Création historique d’un nouveau mécanisme des nations unies sur l'élimination de la discrimination a l’égard des femmes

    Le 1er octobre 2010, lors de la 15ème session du Conseil des droits de l’Homme (CDH), les États membres ont adopté par consensus une résolution pour la création d’un nouveau mécanisme destiné à accélérer l'élimination des discriminations à l’égard des femmes, en droit et en pratique.

    « Cette résolution marque l’apogée de l’effort intensif et de longue durée accompli par tant de personnes, aussi bien au niveau des États et des organisations internationales que de la société civile », a expliqué Faiza Jama Mohamed, Directrice du Bureau d’Egalité Maintenant à Nairobi.

     

    La suite de l’article est disponible ici.

     

     
    04/10/2010 : Italie: une Pakistanaise tuée pour avoir refusé un mariage arrangé pour sa fille

    Une Pakistanaise a été tuée à coups de pierres et bâtons par son mari en Italie parce qu'elle s'opposait à un mariage arrangé pour leur fille, un fait divers qui a suscité lundi une vague d'indignation.

     

    La suite de l’article est disponible ici.

     
    20/09/2010 : Rapport du WUNRN sur les attaques à l’acide contre les femmes et les filles

    Le 17 septembre dernier, le Women's UN Report Network (WUNRN) a présenté devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies un rapport intitulé « Acid burning attacks – victimization, survivors, support ».

     

    Ce rapport est disponible ici.

     
    08/09/2010 : Iran: sentence suspendue pour Sakineh Mohammadi Ashtiani

    La sentence de mort par lapidation de Sakineh Mohammadi Ashtiani a été suspendue en raison de la pression internationale. Cependant, le verdict définitif ne sera rendu que lorsque son dossier aura été "réexaminé".

     
    17/08/2010 : Pakistan : URGENT - Shirkat Gah appelle à soutenir l'action humanitaire

    Le Pakistan est confronté à une autre situation d'urgence suite à de graves inondations survenues après d'importantes précipitations qui, selon les rapports de l'ONU, ont jusqu'ici touché directement 14 millions de personnes.

    Le Shirkat Gah - Centre de ressources pour les femmes (SG) - s'engage activement pour secourir les sinistré-e-s partout au Pakistan en travaillant de manière synchronisée avec ses trois bureaux à Karachi, Lahore et Peshawar.

     

    La suite de cet article est disponible en anglais ici.

     
    13/08/2010 : Iran : Déclaration d'intérêt concernant la "confession" télévisée de Sakineh Mohammadi Ashtiani

    La "Campagne globale pour faire cesser le meurtre et la lapidation des femmes" (SKSW) et le réseau de solidarité international "Femmes sous lois musulmanes" (WLUML) déplorent la mise en scène à la télévision iranienne de la "confession publique" de Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui a été condamnée à mort par lapidation pour adultère.

     La "confession", faite sous forme d'une interview, a été diffusée mercedi 11 août au cours de l'émission "20h30" de la chaîne gouvernementale Seda va Sima. La "confession" de Sakineh la présente entrain de s'impliquer dans le meurtre de son mari.

     

    La suite de l'article est disponible en anglais ici.

     

     
    11/08/2010 : Iran : "réexamen" de la condamnation à mort de Sakineh Mohammadi Ashtiani alors que le Brésil fait une offre d'asile officielle

    La "Campagne globale pour faire cesser le meurtre et la lapidation des femmes" (SKSW) et le réseau de solidarité international "Femme sous lois musulmanes" (WLUML) est encore gravement proccupé par le sort de Sakineh Mohammadi Ashtiani.

    Le 4 août, une section de la Cour Suprême d'Iran a commencé à revoir le jugement de Mohammadi Ashtiani et a accepté de procéder à son réexamen, comme plaidé par son avocat. On s'attend à ce que la Cour Suprême accepte ou rejette ce contrôle de constitutionnalité aux alentours du 15 août. Il a uniquement pour but de réduire la pression internationale sur les autorités, en reportant la décision concernant le choix de la méthode d'exécution. Cette femme est toujours condamnée à être lapidée.

     

    La suite de cet article est disponible en anglais ici.

     

     
    23/07/2010 : Légion d'honneur pour la présidente de SURGIR

    La présidente de la fondation SURGIR a été nommée Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur en reconnaissance de son engagement pour les droits des femmes.

    Le quotidien le 24heures a publié le vendredi 23 juillet un article sur des vaudois décernés par les plus hautes distinctions françaises. L'article du journal est disponible en pdf ici.

     
    19/07/2010 : Pakistan: Un couple pakistanais condamné à mort par lapidation pour avoir commis l’adultère

    Un couple a été condamné à mort par lapidation pour avoir commis l’adultère par une cour tribale au Pakistan du nord-ouest. La vie de la femme est maintenant en danger. L’homme, Zarkat Khan, a fui alors que la femme sera jugée par la cour à Kala Dhaka, une région isoléede la province de Khyber-Pakhtunkhwa. Selon un membre de la cour tribale, la peine de mort, prononcée à Manjakot le mois dernier, serait accomplie quand ils auront trouvé l’homme. La femme dont le nom est retenu à la demande de groupes de droits de l’homme serait emprisonnée dans un village proche, selon des militants. Elle serait mariée et aurait trois enfants.

     

    La suite de l'article est disponible en anglais sur le lien suivant : http://www.wluml.org/node/6506

     

     

     
    05/07/2010 : ONU: Création d'une superstructure dédiée à la condition féminine

    L'ONU s'est dotée vendredi 2 juillet d'une nouvelle structure disposant de forts pouvoirs, chargée d'accélérer l'amélioration de la condition des femmes dans le monde. L'Assemblée générale, où siègent les 192 Etats membres des Nations unies, a adopté à l'unanimité une résolution portant création de cette "Entité de l'ONU pour l'égalité de genre et l'autonomisation des femmes" ou, pour faire plus court, "ONU Femmes".

     

    La suite de l'article est disponible en anglais sur le lien suivant : http://www.wluml.org/node/6479

     

     
    02/07/2010 : Iran : Sakineh Mohammadi Ashtiani est menacée d’être lapidée

    Encore une autre femme doit attendre le jugement qui la condamne à être lapidée ou qui l’acquitte. En 2006,Sakineh Mohammadi Ashtiani a été interrogée pour le meurtre de son mari. Pendant l’interrogatoire, Sakineh a admis qu’elle avait commis l’adultère avec Nasser et Seyyed Ali, les deux hommes qui étaient responsables du meurtre de son mari. En mai 2006, la section 101 de la cour de justice d’Oskoo dans la province de l’Azerbaïdjan de l’Est (dans le nord-ouest de l’Iran) a condamné Sakineh à 99 coups de fouet pour avoir commis l’adultère. Après avoir purgé sa peine, elle a été libérée. Quatre mois plus tard, la section 6 de la cour de justice de l’Azerbaïdjan l’a condamnée à mort par lapidation pour avoir commis l’adultère en tant que femme mariée.

     

    La suite de l'article est disponible en anglais sur le lien suivant : http://www.wluml.org/node/6470

     

     

     
    30/06/2010 : Rapport annuel 2009

    La fondation SURGIR publie son rapport d'activité pour l'année 2009.

     

    Le rapport annuel de notre fondation est disponible en version pdf.

     
    24/06/2010 : Canada : les assassins d’Aqsa Pervez, jeune femme de 16 ans, condamnés à la prison à vie

    Les assassins d’Aqsa Pervez, 16 ans, ont été arrêtés le 18 juin. Mohammed Pervez et Waqas Ahmed, le père et le frère d’Aqsa, ont été condamnés à la prison à vie par un jury en Ontario, au Canada. Aqsa a été tuée après que son frère soit venu la chercher en voiture à l’arrêt de bus de son école. Elle a été emmenée au domicile familial où elle a été retrouvée morte par la police. Des traces d’ADN appartenant à son frère ont été découvertes sous ses ongles et son père a avoué le meurtre.

     

    La suite de l'article est disponible en anglais sur le lien suivant : http://www.wluml.org/node/6447

     


     

     

     
    11/06/2010 : Déclaration de SURGIR à l'ONU

    Renforcer le combat contre les crimes au nom de l’honneur

    Malgré les résolutions de l’ONU du 15 octobre 2004, malgré les efforts faits par les associations de femmes et les associations des Droits de l’homme, au Moyen Orient et en Asie centrale le nombre de crimes au nom de l’honneur est en constante augmentation et le chiffre de 5'000 meurtres par année annoncé par l’ONU paraît sous-estimé. Une nouvelle loi a été promulguée au Pakistan en 2004, loi par laquelle la sentence de mort sera prononcée à l’encontre de auteurs de crimes d’honneur. A ce jour, cette loi est restée sans effet. Selon la commission des droits de l’homme du Pakistan, 1’019 femmes ont été tuées au nom de l’honneur en 2008. Le Madadgar helpline Karachi  rapporte que 2’829 meurtres ont eu lieu dans la seule province du Sindh entre 2004 et 2008.
     
    En Turquie, la nouvelle loi sur l’emprisonnement à vie pour les auteurs de crimes au nom de l’honneur promulguée en 2004 est appliquée, le nombre de meurtriers a diminué, cependant le nombre de « suicides » de jeunes filles a doublé.
     
    Chaque loi nouvelle promulguée sous la pression de l’Occident (comme l’atteste l’exemple de la Turquie pour son entrée dans l’Union européenne) est contournée d’une façon ou d’une autre. Pendant ce temps des jeunes femmes et parfois également des hommes, meurent dans des conditions souvent extrêmement barbares (voir le cas de la jeune fille enterrée vivante en Turquie en novembre 2009). Nous demandons instamment au Conseil Economique et Social au nom de la liberté et du Droit à la vie, d’user de toute son influence auprès des gouvernements des pays concernés pour conduire à une diminution concrète, puis à une éradication de ces meurtres.
     
    Aujourd’hui le crime au nom de l’honneur a fait son apparition en Suède, en France, au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne. Chacun de ces pays travaille à mettre en place une politique de lutte contre ce fléau. Il a fallu que cela soit pour que le monde ouvre les yeux sur les milliers de meurtres de femmes qui ont lieu depuis toujours dans les pays concernés. Notre fondation par son travail au Moyen-Orient est régulièrement confrontée à des jeunes femmes qui ont survécu à des brûlures au troisième degré, au poison, à l’étranglement ou à la défenestration, mais la majorité d’entre elles ne survivent pas. Par cette déclaration nous voulons être leur voix, que chacun sache, se réveille, agisse là où il est et que les Nations Unies s’unissent enfin et par les voies qui lui sembleront justes pour que ce massacre cesse.
     

    Merci. 

     
    03/06/2010 : Campagne de l'ONU : "Tous unis pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes"

    Lancée en 2008 par M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, la campagne suit son cours.

    La campagne du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes », vise à prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles dans toutes les parties du monde.

    La campagne appelle les gouvernements, la société civile, les organisations de femmes, les jeunes, le secteur privé, les médias et l’ensemble du système des Nations Unies à joindre leurs forces pour faire face à la pandémie mondiale de la violence à l’égard des femmes et des filles.

    Elle s’appuie sur les cadres juridiques et politiques internationaux existants et mobilise l’élan vigoureux déjà pris, qui se traduit par un nombre croissant d’initiatives des partenaires du système des Nations Unies, gouvernements et ONG.

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la campagne.

     

     
    01/06/2010 : Pakistan: Les femmes intensifient les efforts pour faire adopter une loi contre la violence à l’acide

    Il y a presque sept ans que Naila Farhat, 20 ans, a été victime d’une attaque à l’acide par un prétendant éconduit. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on fait des efforts plus sérieux afin de favoriser l’adoption d’une loi qui renforce la protection des femmes contre ces agressions.

    Selon Farhat, il reste encore beaucoup à faire, vu qu’en plus de ses cicatrices physiques, elle ressent une fureur qui ne peut être apaisée qu’au moment de sa vengeance contre ses agresseurs.

    La suite de l'article est disponible en anglais sur le lien suivant : http://www.wluml.org/node/6360

     

     

     

     
    10/04/2010 : Naima aurait risqué d'être mariée de force

    Avril 2009, Egerkingen (SO), Suisse: Naima, 14 ans, craignait ce printemps de passer ses vacances en Inde, d'où est originaire son père. En début d'année, elle avait confié à son enseignante et à ses camarades de classe sa peur d'y être mariée, comme son père l'en aurait menacée quelques mois plutôt si elle n'améliorait pas ses notes à l'école.

     

    La veille du départ en vacances de l'écolière, son enseignante en parle au directeur de l'école qui, à son tour, prévient les autorités. Ce seront donc les services sociaux soleurois, les autorités autrichiennes, dont la petite et sa mère sont ressortissantes, ainsi que toute l'école qui retiendront leur souffle jusqu'au retour de Naima.

    A la fin des vacances, le soulagement est total: Naima n'a pas été mariée de force lors de son séjour en Inde. L'Office des tutelles qui, entre-temps, s'est saisi de l'affaire, a fait les vérifications nécessaires. Il lui reste maintenant à examiner si les soupçons de la petite fille étaient fondés ou si le mariage a été annulé à la dernière minute.

    Que les soupçons se confirment ou non, Naima n'aura heureusement pas été mariée à l'âge de 14 ans. Pourtant, cette histoire qui a éclaté au grand jour illustre cette réalité que sont les mariages forcés en Suisse, pratique encore mal connue mais qui exige - on le voit - une grande vigilance. Dans le cas cependant où Naima aurait été mariée, son union n'aurait pas été reconnue en Suisse. En effet, la loi prévoit actuellement qu'un mariage contracté à l'étranger impliquant un(e) trop jeune mineur(e) n'est pas reconnu : la pratique juridique estime à l'âge de 16 ans le seuil d'acceptation d'un mariage.

    Pour plus d'informations:
    article du Sonntag Zeitung
    article du Matin

     

     
    18/12/2009 : Le 18 décembre 1979, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes était adoptée.

    30 ans après, où en est-on?

    La CEDAW a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle est entrée en vigueur en tant que traité international le 3 septembre 1981 après avoir été ratifiée par 20 pays. En 1989, presque une centaine de pays s'étaient engagés à respecter ses clauses. Et aujourd'hui? Petit tour de la question.

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le portail Internet de l'ONU dédié à la promotion et à l'indépendance des femmes, Women Watch.

     


     
    01/04/2009 : Panel "Human Rights Responses to Crimes Committed in the Name of "Honour", 26 mars 2009, Palais des Nations, Genève

    La Fondation SURGIR fait partie de la CONGO (Conférence des ONG de l'ONU) et de son groupe de travail sur les violences envers les femmes et les filles. Ce dernier a organisé le jeudi 26 mars 2009 lors de la 10ème session du Conseil des droits de l'homme un panel sur le crime d'honneur.

     

    L'objectif de ce panel était de relancer l'intérêt sur la thématique et de permettre une discussion et un échange sur cette réalité à laquelle des milliers de personnes, en majorité des femmes, sont confrontées dans le monde. L'attention a été en particulier portée sur la situation en Jordanie, en Asie centrale et aux Pays-Bas, mais une discussion plus générale a également trouvé place.

    Madame Youla Haddadin, de l'unité genre et droits des femmes du Haut Commissariat aux droits de l'homme, a ouvert le panel par une présentation du travail de l'ONU sur les crimes d'honneur. Puis Madame Lubna Dawani, avocate au sein de l'ONG jordanienne Sisterhood is Global Institute, a présenté les activités de cette ONG et la réalité du crime d'honneur en Jordanie. Le Docteur R. Ermers a ensuite expliqué son travail de conseiller auprès de la police hollandaise lors de tels crimes ainsi que dans la prévention de ceux-ci. Le panel a été conclu par un émouvant témoignage d'un survivant du crime d'honneur.

    L'objectif de ce panel a été atteint puisque de nombreuses personnes y ont participé, témoignant ainsi de l'importance de la lutte contre cette violence. L'étape suivante consistera à amener ce sujet en session plénière du Conseil des droits de l'homme.

     

     
    01/04/2009 : Colloque "Violences faites aux femmes au nom de l'honneur"

    Samedi 4 avril 2009, Alhambra, Genève

    L'association Araignées Artisanes de Paix de Genève en collaboration avec l'Office des droits humains du canton a organisé samedi 4 avril 2009 un colloque sur le crime d'honneur. L'objectif était de sensibiliser le public ainsi que les professionnels à cette violence dont sont victimes en majorité les femmes et qui est perpétrée dans de nombreux pays, mais également en Europe.

    Le colloque s'est ouvert avec la projection du film "Tuée pour l'honneur" du réalisateur Giawdat Sofi. Giawdat Sofi est kurde irakien, installé en Suisse depuis de nombreuses années. Découvrant sur internet une vidéo montrant la lapidation d'une jeune fille dans le Kurdistan irakien, son pays, il est choqué et décide de comprendre la raison qui pousse des hommes à commettre cet acte barbare et irréparable qu'est le crime d'honneur.

    Différents intervenants nationaux et internationaux ont abordé la thématique sous divers angles. En effet, Madame Anne-Marie von Arx-Vernon, directrice adjointe de la fondation Au coeur des Grottes de Genève a expliqué les démarches d'aide, de prise en charge et de suivi qu'offrent son association à des jeunes filles et femmes confrontées à ce type de violences à Genève. Puis, c'est Madame Jane Cottingham du Department of Reproductive Health and Research de l'OMS qui a pris la parole pour évoquer la réalité des violences envers les femmes dans le monde dans laquelle s'inscrit le crime d'honneur. Monsieur Abdoulaye Sow, professeur en sciences sociales de l'Université de Nouakchott en Mauritanie, a présenté le cas de ce pays au travers d'une enquête réalisée par ses étudiants sur la perception du crime d'honneur par la population mauritanienne . Enfin, le Docteur Nazand Begikhani de l'Université de Bristol a clôturé ces interventions en revenant sur le cas du Kurdistan irakien.

    Pour plus d'informations, vous pouvez contacter l'association Araignées Artisanes de Paix à l'adresse suivante: aaapaix@bluewin.ch

     

     
    01/11/2008 : Propositions du Conseil Fédéral pour protéger les victimes de mariages forcés

    05/11/08 Dans le cadre de la procédure de consultation concernant les mariages forcés, le Conseil Fédéral a rendu public ses propositions. Pour lire le communiqué, se rendre sur le lien suivant:


    Mesures contre les mariages forcés; le Conseil fédéral ouvre une consultation

     

     
    16/04/2008 : Une fillette yéménite obtient le divorce après un mariage forcé à un homme de 28 ans

    16/04/08 Yémen : Une fillette yéménite de 8 ans a obtenu mardi le divorce après avoir porté plainte auprès d'un tribunal contre son père qui l'avait "forcée il y a deux mois et demi à se marier" à un homme de 28 ans.

     

    Le verdict a été prononcé par un tribunal de première instance à Sanaa lors d'une audience publique, convoquée sur une plainte déposée samedi par Nojoud Mohammad Ali contre son père Mohammad Ali Al-Ahdal et son mari Faëz Ali Thameur.

    "Je suis heureuse d'être maintenant divorcée. Je vais pouvoir aller de nouveau à l'école", a déclaré aux journalistes Nojoud, un sourire aux lèvres. La fillette, âgée de 8 ans selon le président du tribunal, le juge Mohammad Al-Qadhi, a indiqué qu'elle était en 2e année de primaire lorsqu'elle a été mariée. "On m'a demandé de signer le contrat de mariage et de rester chez mon père jusqu'à l'âge de 18 ans. Mais une semaine après la signature, mon père et ma mère m'ont obligée" à aller vivre chez mon mari, a ajouté Nojoud, drapée de noir, comme la plupart des filles et femmes yéménites. Désormais, "je vais vivre chez mon oncle maternel", a poursuivi Nojoud qui a dit avoir pardonné à son père.

    "J'étais obligé de la marier. Mais je l'ai mariée avec son consentement car j'avais peur pour elle et pour mes enfants", a hurlé son père durant l'audience. Pour justifier le mariage de sa fille, Mohammad Ali Al-Ahdal, un chômeur, a affirmé devant le tribunal qu'un homme avait kidnappé il y a quelques années sa fille aînée qu'il avait fini par épouser. Ensuite, ce même homme avait enlevé sa fille cadette, pourtant mariée et mère de quatre enfants, une initiative qui lui avait coûté la prison.

    "Je me suis marié à (Nojoud) avec son consentement et celui de ses parents", a dit de son côté le mari. En réponse à une question du juge, il a indiqué que "le mariage avait été consommé" et qu'il n'avait pas battu la fillette. "Je n'ai pas d'objection à sa demande de divorce", a-t-il dit à la fin de l'audience.

    L'avocate, Chadha Nasser, qui s'est portée volontaire pour défendre Nojoud, a expliqué que "cette affaire n'est pas unique au Yémen". "Je crois qu'il y a des milliers de cas similaires", a-t-elle ajouté, indiquant que des organisations de la société civile, dont des mouvements féministes, pressent le Parlement d'adopter "une loi fixant à 18 ans l'âge du mariage".

    Le Yémen, un pays de la péninsule arabique, considéré parmi les plus pauvres au monde, a une population à structure tribale où la tradition handicape encore l'évolution de la société.

    (AFP / 16 avril 2008)

     

     
    01/02/2008 : Lancement de la campagne d'affichage sur les mariages forcés

    Zones d'affichage: Genève, Fribourg, Vaud et Neuchâtel (Suisse).

    Suite à l'enquête menée sur la prévalence des mariages forcés en Suisse, la Fondation SURGIR a mis au point un plan d'action en se basant sur les recommandations de l'enquête. Celui-ci a trouvé sa première concrétisation en début d'année 2008 au travers d'une campagne d'affichage public.

    Si vous désirez obtenir des dépliants, veuillez nous contacter à l'adresse suivante : office@surgir.ch

    Dépliant :



     

     

     

     
    10/12/2007 : IRAK: Les « crimes d'honneur » persistent dans le Kurdistan irakien

    BAGDAD, 7 décembre 2007 (IRIN) - Au moins 27 femmes kurdes irakiennes accusées d'adultère ont été assassinées au nom du soi-disant principe des « crimes d'honneur » dans la région semi-autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, au cours des quatre derniers mois, ont annoncé les autorités régionales, le 4 décembre.

    « Dix des femmes assassinées étaient originaires d'Arbil, 11 de Dahouk et six de Sulaimaniyah [les trois provinces qui composent la région kurde], alors que 97 autres femmes - 60 d'Arbil, 21 de Dahouk et 16 de Sulaimaniyah ? ont tenté de se suicider en s'immolant, au cours des quatre derniers mois », a expliqué Youssif Mohamed Aziz, ministre régional des Droits humains.

    « Depuis le début de l'année, le gouvernement régional du Kurdistan a mis sur pied un comité chargé d'aborder toutes les formes de violences envers les femmes et le problème des «'crimes d'honneur », en particulier, a affirmé M. Aziz.

    Depuis lors, a-t-il précisé, des campagnes de sensibilisation ont été lancées à travers la région, des programmes sur les droits humains ont été introduits dans les écoles et les chefs religieux ont dénoncé ce phénomène comme étant une pratique contraire à l'Islam.

    Des sanctions sévères

    Selon un rapport du ministère kurde des Droits humains, le nombre de femmes qui se sont suicidées en s'immolant est passé de 36, en 2005, à 133 en 2006, et le nombre d'assassinats de femmes est passé de quatre, en 2005, à 17 en 2006.

    « Les crimes d'honneur » qui reposent sur le principe que l'honneur d'une famille est primordial, sont hérités d'une vieille tradition associée aux régions kurdes d'Irak, d'Iran et de Turquie, mais qu'on retrouve également dans des régions tribales du Pakistan et dans certaines sociétés arabes.

    Toutefois, les autorités kurdes tentent aujourd'hui de mettre fin à ces meurtres et à ces pratiques en dénonçant la coutume et en menaçant de sanctionner sévèrement les auteurs de ces crimes.

    En 2002, le Parlement du Kurdistan avait abrogé les lois irakiennes qui permettaient de relâcher ou de traiter avec indulgence les auteurs de « crimes d'honneur ». Ces lois auraient été instaurées par le président Saddam Hussein pour s'attirer les bonnes grâces des traditionnalistes.

    Rapport des Nations Unies

    Dans ses rapports sur la situation des droits humains en Irak, la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Irak (UNAMI) fait régulièrement état des « crimes d'honneur » qu'elle considère comme l'une des plus graves violations des droits humains en Irak.

    La mission a exhorté les autorités judicaires à envoyer un message clair pour faire comprendre que les meurtres de femmes commis sous prétexte de « protéger l'honneur » de la famille ne seraient pas tolérés.

    Dans son rapport de juin 2007, l'UNAMI indiquait que dans la région du Kurdistan, les incidents impliquant des violences envers les femmes avaient augmenté de 18 pour cent entre mars et mai 2006.

    Citant les statistiques officielles du gouvernement régional du Kurdistan, l'UNAMI a enregistré 15 meurtres avec usage d'objets contondants, 87 meurtres par immolation et 16 par balles au cours du premier semestre de 2007. Durant le deuxième semestre, il y a eu huit meurtres avec usage d'objets contondants, 108 meurtres par immolation et 21 par balles.

    http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75765

     

     
    Le Conseil de l'Europe adopte une résolution pour lutter contre les crimes d'honneur

    Lors de sa session d'été, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a adopté la résolution 1681 intitulée «l'urgence à combattre les crimes « dits» d'honneur».

    En effet, en 2003 déjà, l'APCE constatait l'ampleur du phénomène que sont les crimes d'honneur. Cependant, loin de s'atténuer, cette violence s'est amplifiée. L'Assemblée parlementaire, « déterminée à mettre fin de toute urgence à cette pratique », s'en est donc à nouveau saisie cette année en demandant aux Etats membres d'adopter une série de mesures concrètes.

    Cette résolution se base sur le rapport de la Commission sur l'égalité des chances pour les femmes et les hommes présenté par le parlementaire britannique John Austin. Parmi les mesures les plus en vue se trouvent :

    • l'élaboration d'un plan national d'action
    • la protection et le soutien aux victimes
    • la sensibilisation et l'information du public, des professionnels et des communautés
    • l'existence d'une peine correspondant à la gravité des faits.

    Pour plus d'informations:

    http://assembly.coe.int/ASP/Doc/ATListingDetails_F.asp?ATID=11102

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